Il n’y aura pas de trophée en jeu, mais il y aura de l’orgueil, de la fierté et une troisième place à sauver. Pour ce rendez-vous à haute intensité entre l’Égypte et le Nigeria, la Confédération africaine de football a fait un choix lourd de symbole : confier le sifflet à un trio 100 % marocain.
À la manœuvre, l’arbitre international Jalal Jayed, épaulé par Zakaria Bernissi et Moustapha Akardad. Un trio rompu aux grandes affiches, appelé à gérer un match où les nerfs seront aussi sollicités que les jambes. Car une rencontre de classement, surtout à ce niveau, se joue souvent sur des détails… et sur la capacité de l’arbitre à imposer son autorité.
Dans l’ombre, la VAR sera elle aussi sous forte coloration maghrébine. Le Marocain Hamza El Fariq officiera comme assistant vidéo, aux côtés du Tunisien Haitham Guirat, sous la supervision de l’Algérien Lahlo Benbraham. Une équipe élargie chargée de veiller à ce que la technologie ne devienne ni un refuge ni un prétexte, mais un outil au service de l’équité.
Cette désignation n’a rien d’anodine. Elle traduit la confiance renouvelée de la CAF envers l’arbitrage marocain, régulièrement salué depuis le début de la compétition pour son sang-froid, sa rigueur et sa lecture du jeu. Dans une CAN souvent traversée par les polémiques arbitrales, ce choix sonne comme une reconnaissance, presque comme un label de fiabilité.
Égypte-Nigeria, ce samedi à 17 heures, au complexe Mohammed V de Casablanca, sera donc aussi un test grandeur nature pour ce corps arbitral. Un match sans filet, où chaque décision comptera. Et où le sifflet, plus que jamais, devra parler juste.
Louda Dia





































