Au lendemain de la mort du Guide suprême Ali Khamenei, Téhéran a annoncé la mise en place d’un conseil provisoire pour diriger le pays. Il réunit le président Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire et Alireza Arafi, membre du Conseil des gardiens. Une solution transitoire en attendant la désignation d’un nouveau Guide suprême, dont le nom demeure incertain.
Officiellement, la succession revient à l’Assemblée des experts, composée de 88 religieux. L’instance doit trancher dans l’urgence, en pleine crise régionale. Il s’agira seulement de la deuxième transition de ce type depuis la fondation de la République islamique en 1979.
Aucun candidat naturel ne s’impose à ce stade, même si des observateurs estiment qu’Ali Khamenei aurait laissé des indications avant sa mort. Parmi les noms évoqués figure Mojtaba Khamenei, fils du défunt leader, réputé proche des Gardiens de la Révolution. Mais son accession briserait un tabou : la République islamique s’est construite en opposition à toute logique dynastique.
Pour éviter cette controverse, l’Assemblée pourrait privilégier des figures issues du sérail religieux, comme Alireza Arafi ou Hashem Hosseini Bushehri, influent dignitaire de Qom. Tous deux occupent des postes clés au sein de l’appareil religieux.
L’enjeu est crucial pour le régime : désigner un successeur capable de maintenir la cohésion de l’appareil sécuritaire et politique, alors que les tensions internationales s’intensifient, notamment avec les États-Unis.
Avec la Rfi






































