Le militant panafricaniste Kemi Seba a été interpellé mercredi 15 avril 2026 à Pretoria par la police sud-africaine, en compagnie de son fils de 18 ans. Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes tentaient de rejoindre illégalement le Zimbabwe via le fleuve Limpopo, avec l’aide présumée d’un facilitateur local.
Recherché au Bénin pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion », l’activiste aurait été identifié comme fugitif dès les premières vérifications. Il est également visé par des poursuites en France, selon les autorités.
Placés en détention, Kemi Seba et son fils attendent désormais la décision de la justice sud-africaine, prévue le 20 avril, dans le cadre d’une procédure d’extradition. Officiellement silencieuses, les autorités béninoises devraient toutefois formuler une demande en ce sens.
Figure controversée et proche des régimes militaires de l’Alliance des États du Sahel, Kemi Seba avait été déchu de sa nationalité française en 2024 avant d’être nommé conseiller spécial du général Abdourahamane Tiani.
Parallèlement, plusieurs suspects liés à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 au Bénin, dont Pascal Tigri, restent activement recherchés. Une récompense de 20 millions de francs CFA a été annoncée pour toute information permettant leur arrestation.
Avec Euronews


































