Depuis la France, la ministre de la Santé Khaité Sall a dévoilé une nouvelle ambition pour le système sanitaire guinéen : la création d’hôpitaux régionaux à caractère universitaire à Kindia, Labé, Kankan et Nzérékoré. Une annonce qui s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par les autorités de la transition sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya.
Au cœur de cette visite de travail dans l’Hexagone, la ministre a multiplié les échanges avec les partenaires techniques et financiers, notamment autour des priorités sanitaires du pays : renforcement du financement domestique de la santé, appui technique international, et accélération de la couverture sanitaire universelle. Pour Khaité Sall, ces discussions traduisent une volonté claire : bâtir progressivement la souveraineté du système de santé guinéen.
Mais au-delà des discours, l’annonce des quatre hôpitaux universitaires régionaux apparaît comme un signal politique fort. L’objectif affiché est double : rapprocher les soins spécialisés des populations de l’intérieur du pays et renforcer la formation des futurs médecins en région, un maillon souvent faible du système sanitaire national.
La ministre a également mis en avant les efforts engagés pour améliorer la nutrition et réduire la malnutrition chronique, tout en soulignant les avancées liées aux réformes sectorielles. Elle a par ailleurs insisté sur l’intégration de la dimension sanitaire dans le programme Simandou 2040, présenté comme un levier de développement social adossé au projet minier.
Reste cependant une interrogation majeure : ces annonces marquer ont-elles un véritable tournant pour l’accès équitable aux soins ou viendront-elles s’ajouter à la longue liste des projets ambitieux confrontés aux réalités de financement et de mise en œuvre ? Car en Guinée, plus que les annonces, ce sont les réalisations concrètes qui forgent désormais la crédibilité des réformes publiques.
Algassimou L Diallo


































