Brève :
Alors qu’un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran doit ouvrir la voie à des négociations prévues le 10 avril à Islamabad, la Chine apparaît comme un acteur discret mais influent dans les efforts de désescalade. Premier partenaire commercial de Téhéran, Pékin aurait contribué en coulisses au maintien du dialogue entre les parties, en s’appuyant notamment sur le Pakistan, mais aussi sur l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Égypte pour favoriser la trêve.
Selon des analystes, cette stratégie permet à la Chine de peser diplomatiquement sans s’exposer en première ligne en cas d’échec, tout en tirant profit d’un éventuel succès.
Parallèlement, des soupçons persistent sur un soutien indirect de Pékin à l’Iran, notamment à travers l’aide à la modernisation de ses capacités de défense aérienne avant le conflit. Autre élément troublant : les publications d’images satellites détaillant les positions militaires américaines par l’entreprise chinoise MizarVision, officiellement privée mais liée aux standards militaires chinois.
Ces révélations alimentent les interrogations sur la stratégie chinoise de « fusion civilo-militaire », consistant à laisser des entreprises technologiques agir dans des domaines sensibles tout en permettant à l’État de nier toute implication directe.
Une posture qui illustre l’équilibre recherché par Pékin : apparaître comme un artisan de paix tout en préservant ses intérêts géopolitiques dans la région.
Avec Rfi


































