Conakry. Le Front démocratique de Guinée (FRONDEG) a exprimé, ce samedi, son mécontentement après le rejet de plusieurs candidatures déposées dans le cadre des élections communales. Dans une déclaration publique, le parti pointe des difficultés liées aux cautions électorales, au traitement administratif des dossiers et à l’application des règles d’inéligibilité.
Les cautions électorales au cœur des critiques
Le FRONDEG conteste en premier lieu les montants exigés pour les cautions de participation au scrutin. Selon le parti, ces sommes auraient été fixées de manière unilatérale par les autorités compétentes, sans consultation préalable des formations politiques concernées.
Le mouvement se réfère aux articles 275 et 276 du Code électoral, qu’il interprète comme prévoyant un mécanisme concerté impliquant une commission financière pluraliste regroupant représentants des partis et candidats.
Pour le FRONDEG, l’absence d’un tel cadre remettrait en cause les principes de transparence et d’équité dans l’organisation du scrutin.
Des obstacles lors du dépôt des dossiers
Le parti affirme également avoir rencontré des difficultés lors du paiement des cautions. Dans plusieurs cas, ses représentants soutiennent que leurs versements auraient été refusés par les services du Trésor public en raison d’un dépassement de délai.
Le FRONDEG rappelle que le récépissé de paiement constitue une pièce indispensable dans les dossiers de candidature. Il estime que ces refus auraient empêché toute possibilité de régularisation, compromettant ainsi les chances de certains candidats.
Une interrogation sur les règles d’inéligibilité
Dans sa déclaration, le parti soulève aussi la question des incompatibilités prévues par l’article 157 du Code électoral. Le FRONDEG estime que certaines fonctions exercées au sein des institutions de la transition pourraient être concernées par l’obligation de démission préalable avant toute candidature.
Sans citer de décision officielle, le parti évoque notamment la situation du président du Conseil national de la transition, considérant que toute validation de candidature dans ce contexte pourrait soulever un débat juridique.
Appel à plus de transparence
Au-delà de ses griefs, le FRONDEG appelle à un examen rigoureux des procédures électorales afin de préserver la crédibilité du processus en cours.
Dans un climat politique où la confiance entre acteurs demeure fragile, le parti estime que la transparence et l’égalité de traitement doivent rester les fondements du scrutin.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités électorales ou gouvernementales n’avait été communiquée concernant ces accusations.
Fatimatou Diallo
































