Le procès en appel de l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, a connu un nouveau rebondissement ce jeudi 11 juin 2026 devant la Chambre spéciale des appels de la CRIEF. Au cœur des débats, un document présenté par le ministère public faisant état d’un « Mohamed Diané » qui aurait perçu à deux reprises un salaire de 450 millions de francs guinéens à la Cour suprême.
Cette révélation a suscité une vive réaction du prévenu, qui a rejeté tout lien avec ces montants, dénonçant un « harcèlement judiciaire » et demandant la comparution des responsables en charge des salaires pour clarifier cette situation.
Au cours de l’audience, trois témoins ont également été entendus. Parmi eux, Sékou Kaké, présenté comme le propriétaire présumé d’un domaine à Nongo attribué à Dr Diané comme prête-nom, a catégoriquement nié toute relation avec l’ancien ministre. Les représentants de la Direction nationale des Domaines et de la Conservation foncière ont, quant à eux, fourni des explications techniques sur les documents fonciers versés au dossier.
À l’issue des débats, la Cour a ordonné à Dr Mohamed Diané de produire deux listes distinctes : l’une recensant les biens qu’il reconnaît lui appartenir, l’autre ceux dont il conteste la propriété.
L’affaire a été renvoyée au 26 juin 2026 pour la poursuite des débats, avant les réquisitions du parquet et les plaidoiries des parties.
Condamné en première instance à cinq ans de prison ferme et à une amende de cinq milliards de francs guinéens pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, l’ancien ministre conteste cette décision et espère obtenir en appel une révision du jugement, notamment sur la question de ses biens immobiliers.
Aziz Camara


































