L’élection d’Alhabib Bah à la tête de la commune urbaine de Labé dépasse largement le simple renouvellement d’un exécutif communal. Derrière ce scrutin se dessine une démonstration de force politique, celle d’une majorité qui a su transformer des rapports de force incertains en victoire électorale. Et, au cœur de cette dynamique, un nom revient avec insistance : Cellou Baldé.
Dans une commune où les équilibres étaient loin d’être acquis, la victoire du candidat de la GMD, crédité de 26 voix sur 45, n’avait rien d’une formalité. Elle est le résultat d’un patient travail de négociation, d’alliances et de rapprochements politiques mené en amont du vote.
Le mérite de cette stratégie est largement attribué au ministre de la Jeunesse et des Sports, considéré comme le principal animateur politique de la GMD dans la préfecture de Labé. En multipliant les consultations avec les différentes sensibilités du conseil communal, il aurait réussi à construire un consensus autour de la candidature d’Alhabib Bah, notamment grâce au ralliement d’élus du FRONDEG et de la liste indépendante Ballal Labé.
Cette méthode contraste avec une pratique politique souvent dominée par les affrontements et les postures. À Labé, c’est le dialogue qui semble avoir fait la différence. Une réalité qui confère à cette victoire une portée bien plus importante qu’un simple résultat électoral.
Au-delà de la mairie, ce scrutin apparaît comme un véritable test politique pour Cellou Baldé. Face aux pronostics annonçant une possible recomposition des rapports de force, le ministre a démontré sa capacité à fédérer, à anticiper et à préserver l’influence de son camp. Dans un contexte où chaque scrutin local est scruté comme un indicateur des équilibres politiques nationaux, cette victoire renforce incontestablement son poids dans la région.
Reste désormais l’épreuve la plus difficile : celle de la gouvernance. Car une majorité se construit dans les urnes, mais se consolide dans l’action. Les attentes des populations de Labé sont nombreuses, qu’il s’agisse de l’assainissement, des infrastructures, de l’emploi des jeunes ou de la modernisation des services municipaux.
L’élection d’Alhabib Bah ouvre ainsi un nouveau chapitre. Si elle consacre une réussite politique pour Cellou Baldé et la GMD, elle crée aussi une obligation de résultats. À Labé, les citoyens jugeront moins les alliances qui ont permis de conquérir la mairie que la capacité de la nouvelle équipe à améliorer concrètement leur quotidien. C’est sur ce terrain que se jouera, au final, la véritable victoire.
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Abdoul Chaolis Diallo





































