La page des délégations spéciales est officiellement tournée en Guinée. À la suite des élections communales du 31 mai 2026, les nouveaux conseils communaux ont été installés, le 2 juillet, sur l’ensemble du territoire national. Une étape qui marque le retour à une gouvernance locale issue des urnes, a annoncé le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Kalil Condé, dans une déclaration diffusée à la télévision nationale.
Au total, 8 753 conseillers communaux, dont 375 maires et 1 149 vice-maires, ont été investis pour conduire la gestion des collectivités locales et impulser le développement à la base.
Si le ministre a salué cette nouvelle phase de la décentralisation, il a toutefois tenu à rappeler que la disparition des délégations spéciales n’est pas définitive sur le plan juridique.
« Le recours à la pratique des délégations spéciales demeure un instrument légal de normalisation, de régulation et de sauvegarde de l’intérêt général prévu par le Code révisé des collectivités locales », a-t-il souligné.
Kalil Condé a ainsi averti que le gouvernement pourra réactiver ce mécanisme en cas de graves dysfonctionnements dans la gestion d’une collectivité. Selon lui, les délégations spéciales pourront être réinstallées pour « pallier d’éventuelles défaillances de gestion, restaurer l’ordre budgétaire ou remédier à l’inconduite notoire d’élus locaux », afin d’assurer la continuité du service public.
S’adressant aux nouveaux élus, le ministre les a exhortés à dépasser les rivalités politiques pour se consacrer pleinement au développement de leurs collectivités.
« L’heure n’est plus à la compétition partisane. Elle est au rassemblement des compétences, à la réconciliation des esprits et au travail constructif au service de nos concitoyens », a-t-il déclaré, appelant les nouveaux exécutifs locaux à placer l’intérêt général au cœur de leur action.
Abdoul Chaolis Diallo




































