La route continue de tuer en Guinée. Ce mardi, un nouvel accident de la circulation a coûté la vie à sept personnes dans la préfecture de Kindia, rappelant avec une brutalité insoutenable que les drames routiers sont devenus une tragédie récurrente sur les principaux axes du pays.
Selon les premières informations, le choc s’est produit au niveau du pont de Kolenté, sur la route nationale Kindia-Mamou, lorsqu’un véhicule de transport en commun est entré en collision avec un camion-citerne. La violence de l’impact n’a laissé aucune chance à plusieurs occupants, portant le bilan provisoire à sept morts.
Ce nouveau drame survient à peine une semaine après un autre accident meurtrier enregistré le 29 juin dans la préfecture de Mamou, où plus de quinze personnes avaient perdu la vie. Deux catastrophes en si peu de temps, sur deux axes stratégiques du pays, qui illustrent une réalité devenue alarmante.
Au-delà de l’émotion suscitée par ces pertes humaines, une question s’impose avec insistance : jusqu’à quand les routes guinéennes continueront-elles à se transformer en cimetières à ciel ouvert ? L’état des infrastructures, les excès de vitesse, les dépassements dangereux, le mauvais entretien de certains véhicules et le non-respect du code de la route constituent autant de facteurs qui exigent des réponses fortes et durables.
Chaque accident emporte des vies, plonge des familles dans le deuil et rappelle l’urgence d’une politique ambitieuse de sécurité routière. Plus que des statistiques, ces victimes sont autant de destins brisés qui interpellent les autorités, les transporteurs et les usagers. Car tant que la prévention ne primera pas sur les réactions de circonstance, le compteur macabre des accidents continuera inexorablement de s’alourdir.
Amadou Diallo et Guineematin





































