CONAKRY – La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa quête de souveraineté alimentaire. Le projet de développement de la filière rizicole à travers l’introduction du riz hybride prend forme avec l’engagement d’une coopération renforcée entre Conakry et Pékin.
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a reçu en audience une délégation de la société chinoise YILONGHE Plantation et Développement Agricole Guinée SARL, venue présenter les contours d’un vaste programme destiné à augmenter durablement la production de riz dans le pays.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des échanges entre les autorités guinéennes et chinoises, notamment ceux tenus entre le Chef du Gouvernement guinéen et son homologue chinois Li Qiang, lors de la 17ᵉ réunion annuelle des Nouveaux Champions du Forum économique mondial, communément appelé Forum d’été de Davos. Les discussions avaient alors porté sur les opportunités de coopération dans les domaines de la mécanisation agricole et du développement du riz hybride en Guinée.
Au cours de l’audience, les représentants de YILONGHE ont indiqué que plusieurs études techniques menées en Guinée depuis 2019 ont confirmé le potentiel important du pays pour la culture du riz hybride. Ces travaux ouvrent la voie à un programme combinant innovation agricole, transfert de technologies et formation des producteurs locaux.
Pour les responsables de l’entreprise chinoise, cette initiative constitue une réponse concrète aux ambitions de la Guinée en matière de sécurité alimentaire. Elle vise non seulement à accroître la production nationale de riz, mais également à permettre aux agriculteurs guinéens de maîtriser progressivement les techniques modernes de production et de multiplication des semences hybrides.
« L’objectif est d’accompagner la Guinée vers l’autosuffisance alimentaire tout en partageant l’expertise chinoise dans le domaine agricole », ont expliqué les représentants de YILONGHE, soulignant que les conditions agroclimatiques du pays offrent un environnement favorable au développement de cette culture.
Le projet prévoit une première phase expérimentale avec l’aménagement d’environ 1 000 hectares, destinés à servir de parcelles pilotes, de démonstration et de production de semences avant une éventuelle extension à grande échelle.
Au-delà de la simple production agricole, cette coopération sino-guinéenne représente un véritable enjeu de développement. Elle pourrait contribuer à moderniser la riziculture nationale, créer des emplois dans le monde rural et réduire progressivement la dépendance de la Guinée aux importations de riz.
Prenant la parole, le Premier ministre a salué une initiative porteuse d’avenir pour le secteur agricole guinéen. Il a encouragé un partenariat étroit entre les experts chinois et les acteurs nationaux afin de garantir la réussite du programme.
Le Chef du Gouvernement a rappelé que la souveraineté alimentaire constitue une priorité stratégique de l’action gouvernementale. Il a assuré que les autorités mettront en place les conditions nécessaires pour faciliter le déploiement du projet, notamment à travers la mise à disposition des terres indispensables à la phase expérimentale.
Avec cette nouvelle dynamique, la Guinée entend faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance économique. À travers la coopération avec la Chine, le développement du riz hybride pourrait devenir un levier majeur pour transformer durablement la production rizicole et renforcer l’indépendance alimentaire du pays.
Algassimou L Diallo




































