ÉDITORIAL – Face aux défis persistants du VIH, de la tuberculose et des hépatites, la Guinée affiche une nouvelle volonté : mieux coordonner ses efforts, renforcer la prévention et accélérer la réponse sanitaire. La validation prochaine d’un Cadre stratégique national intégré marque une étape importante dans la volonté des autorités de doter le pays d’un outil capable de mieux organiser la lutte contre ces maladies prioritaires.
Réunis ce vendredi 24 juillet 2026 au Palais de la Colombe à Conakry, les principaux acteurs engagés dans ce combat ont posé les bases d’une nouvelle approche. La rencontre, présidée par Lancinè Hawa Doumbouya, Directeur de cabinet adjoint de la Primature, représentant le Premier ministre, a rassemblé les institutions publiques, les structures techniques et les organisations de personnes vivant avec le VIH.
La présence du Comité national de lutte contre le sida (CNLS), de l’Unité de coordination nationale (UCN), du REGAP, de la Pharmacie centrale de Guinée (PCG) ainsi que des associations communautaires témoigne d’une réalité essentielle : aucune institution ne peut, à elle seule, relever le défi sanitaire posé par ces maladies.
Au nom du Premier ministre, le représentant de la Primature a salué l’engagement des différents acteurs tout en rappelant l’urgence de renforcer la prévention et les mécanismes de riposte. Car derrière les statistiques et les programmes, ce sont des milliers de vies qui sont concernées chaque année par ces pathologies qui continuent de peser sur les systèmes de santé.
Le futur cadre stratégique devra ainsi devenir une véritable boussole pour les décideurs sanitaires. Il devra permettre d’améliorer la planification, de renforcer la coordination entre les acteurs, mais aussi de garantir une meilleure utilisation des ressources disponibles afin d’atteindre les objectifs nationaux en matière de santé publique.
L’un des enjeux majeurs reste désormais celui de la mise en œuvre. Trop souvent, les stratégies nationales rencontrent des difficultés non pas au niveau de leur conception, mais dans leur application sur le terrain. C’est pourquoi la Primature insiste sur la nécessité d’un mécanisme de suivi rigoureux, avec un plan opérationnel précis définissant les responsabilités, les délais et les moyens d’action.
Cette démarche traduit une vision où la santé publique devient un élément central du développement national. La lutte contre le VIH, la tuberculose et les hépatites ne relève pas uniquement du secteur médical ; elle touche également l’éducation, la protection sociale, l’accès aux soins et la solidarité nationale.
En réaffirmant l’engagement de la Primature à accompagner les initiatives sanitaires, le gouvernement envoie un message clair : la prévention et la prise en charge des maladies prioritaires doivent rester au cœur des politiques publiques.
La bataille contre ces fléaux exige toutefois davantage qu’une stratégie sur papier. Elle nécessite une mobilisation permanente, des moyens adaptés et une implication collective. La Guinée ouvre donc une nouvelle page dans sa riposte sanitaire avec l’ambition de transformer les engagements en résultats concrets pour protéger durablement ses populations.
Sibé Fofana






































