CONAKRY – La nuit n’aura pas été de tout repos dans le quartier de Nongo, en haute banlieue de Conakry. Dans le cadre de sa stratégie de lutte contre la criminalité et le trafic de stupéfiants, la Police nationale a lancé, jeudi 23 juillet 2026, une vaste opération de sécurisation baptisée « Ouragan ».
Déployées dans plusieurs secteurs considérés comme des zones à risque, les forces de l’ordre ont ciblé des endroits identifiés comme des points de vente et de consommation de produits prohibés. Une intervention menée avec pour objectif de démanteler certains réseaux présumés actifs dans le trafic de drogue.
Au terme de cette opération coup de poing, 16 personnes soupçonnées d’être impliquées dans des activités liées aux stupéfiants ont été interpellées, selon les informations communiquées par les autorités policières.
Les perquisitions effectuées par les agents ont également permis de mettre la main sur une quantité importante de substances assimilées à des produits stupéfiants. Parmi les saisies figurent notamment 124 boules de chanvre indien, 16 plaquettes de tramadol ainsi qu’un paquet supplémentaire, 2 plaquettes de Valium, 151 doses de shit, un sachet de résine de cannabis ainsi que plusieurs objets présumés utilisés pour la consommation de ces substances.
Après leur arrestation, les suspects ont été conduits au Commissariat central de Nongo, où ils sont actuellement entendus par les enquêteurs. Les autorités précisent que leur situation sera transmise aux juridictions compétentes à l’issue des investigations.
Cette opération intervient dans un contexte où les services de sécurité multiplient les interventions contre le trafic et la consommation de drogues dans la capitale. Pour la Police nationale, l’objectif est clair : renforcer la présence sur le terrain, sécuriser les quartiers sensibles et lutter contre les réseaux qui alimentent la circulation des substances illicites.
Avec l’opération « Ouragan », les forces de l’ordre entendent envoyer un signal fort aux acteurs du trafic de stupéfiants : la lutte contre ce phénomène reste une priorité dans la politique de sécurisation du Grand Conakry.
Saliou Keita





































