Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction de l’importation, de la production et de la commercialisation des objets plastiques à usage unique, le prix de certaines bouteilles d’eau aurait connu des hausses jugées injustifiées par les autorités. Face à cette situation, le ministère de l’Industrie et du Commerce appelle les acteurs de la filière à revenir aux tarifs pratiqués avant l’application de cette mesure.
Dans un communiqué publié le 1er octobre 2026, le département dirigé par Aboubacar Kourouma rappelle que l’interdiction vise spécifiquement les objets plastiques à usage unique. Elle ne saurait, selon le ministère, constituer un motif pour augmenter le prix de l’eau embouteillée.
« Rien, dans cette mesure, ne justifie » une hausse des prix, insiste le département, qui invite producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants à maintenir les tarifs en vigueur avant l’entrée en application de l’interdiction.
Pour les autorités, cette démarche vise notamment à préserver le pouvoir d’achat des consommateurs et à éviter que les mesures environnementales ne se traduisent par une charge supplémentaire pour les ménages.
Vers une diversification de l’offre
Le ministère indique également que des dispositions sont en cours afin d’accompagner les opérateurs dans l’adaptation de l’offre. Parmi les pistes envisagées figurent la mise à disposition de formats de bouteilles répondant davantage aux besoins des consommateurs ainsi que la promotion de l’eau conditionnée dans des sachets biodégradables.
Ces alternatives doivent contribuer à réduire progressivement le recours aux plastiques à usage unique, tout en garantissant la disponibilité de l’eau sur le marché.
Le contrôle du marché renforcé
Pour veiller au respect de ces orientations, les services compétents annoncent un renforcement de la surveillance du marché. Les autorités préviennent que les hausses injustifiées et les pratiques commerciales abusives pourront faire l’objet de signalements.
Les consommateurs sont invités à saisir le numéro vert du ministère, le 142, en fournissant, dans la mesure du possible, le lieu de vente, le produit concerné ainsi que le prix pratiqué.
À travers cette mise au point, le ministère de l’Industrie et du Commerce entend assurer l’application de la politique de réduction des plastiques à usage unique sans compromettre l’accès des populations aux produits de première nécessité. Le département appelle enfin les opérateurs économiques et les consommateurs à faire preuve de civisme et à accompagner cette transition environnementale.
Saliou Keita



































