Inaugurée dimanche 1er novembre 2026 en présence du président de la République, Mamadi Doumbouya, la Nimba Gold Refinery (NGR) marque une nouvelle étape dans la politique de transformation locale des ressources minières. Pour le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, cette infrastructure ouvre une nouvelle ère, en mettant progressivement fin à des siècles d’exportation de l’or guinéen à l’état brut.
La Guinée franchit un nouveau cap dans la valorisation de ses ressources aurifères. La cérémonie d’inauguration de Nimba Gold Refinery (NGR) s’est tenue ce dimanche 1er novembre, en présence du chef de l’État, Mamadi Doumbouya, du Premier ministre, chef du gouvernement, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et personnalités.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a présenté cette raffinerie comme une infrastructure stratégique pour l’économie nationale. Selon lui, sa mise en service traduit la volonté des autorités de faire de la transformation locale un véritable levier de création de richesses et de développement économique.
« La vision, le leadership et l’engagement de Son Excellence Monsieur le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, en faveur de la transformation locale des produits miniers, permettent aujourd’hui à la Guinée de franchir un nouveau cap dans la valorisation de ses ressources minières », a-t-il déclaré.
Le ministre a notamment rappelé le paradoxe d’un pays disposant d’importantes ressources aurifères, mais qui ne tirait jusque-là qu’une faible partie des retombées liées au raffinage de son or.
« Depuis des siècles, la Guinée a exploité et exporté l’or à l’état brut. Si notre pays figure parmi les producteurs importants d’or en Afrique de l’Ouest, la valeur ajoutée générée par le raffinage ne profitait pas à notre pays. Aujourd’hui, cette époque est révolue », a affirmé Bouna Sylla.
Il estime que l’installation de cette unité industrielle permettra de retenir une part plus importante de la richesse issue de l’exploitation aurifère sur le territoire national, notamment à travers la création d’emplois, le transfert de compétences, l’augmentation des revenus et le développement de nouvelles opportunités économiques.
Au-delà de ses retombées nationales, la Nimba Gold Refinery ambitionne également de positionner la Guinée parmi les acteurs importants du raffinage de l’or en Afrique et à l’échelle internationale. Le ministre a assuré que des dispositions réglementaires ont été prises pour garantir la traçabilité de la production et renforcer la gouvernance de la filière aurifère, conformément aux standards internationaux.
Autre défi évoqué par Bouna Sylla : la prédominance de l’exploitation artisanale dans la production nationale. Selon les chiffres avancés par le ministre, cette activité représente actuellement près de 70 % de la production aurifère du pays.
Face à cette situation, le gouvernement entend progressivement réorienter la production vers les exploitations industrielle et semi-industrielle afin de mieux encadrer le secteur et d’en optimiser les retombées économiques.
« La production aurifère nationale étant dominée à 70 % par l’exploitation artisanale, l’objectif assigné et visé est d’inverser cette tendance en faveur de l’exploitation industrielle et semi-industrielle de l’or », a-t-il conclu.
Avec cette nouvelle infrastructure, les autorités guinéennes affichent ainsi une ambition claire : dépasser le modèle traditionnel d’exportation des matières premières et faire de la transformation locale un moteur de souveraineté économique et de création de valeur ajoutée.
Saliou Keita




































