Le président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, appelle le gouvernement à faire preuve de rigueur et de transparence dans l’exécution du projet de construction et de bitumage de la route Labé-Tougué. Lors de la séance plénière du samedi 17 octobre 2026, consacrée à l’examen d’un accord de prêt de 300 millions d’euros, il a insisté sur la nécessité de traduire ce financement en résultats concrets pour les populations.
D’un coût de financement annoncé de 300 millions d’euros, le projet concerne la construction et le bitumage de 148,860 kilomètres de route entre Labé et Tougué, l’aménagement de la bretelle Banti-Koubia, longue de 11,443 kilomètres, ainsi que la réalisation d’un pont de 200 mètres sur le Bafing.
Pour Dansa Kourouma, l’enjeu dépasse largement les considérations financières et techniques. Il s’agit avant tout de désenclaver les localités concernées, de faciliter les déplacements et d’améliorer les conditions de vie des populations.
« Il ne s’agit pas d’une question de prêts, il ne s’agit pas de mètres linéaires, c’est une question de vies humaines », a-t-il déclaré, rappelant que les investissements publics doivent répondre aux besoins réels des citoyens.
Facinet Sylla appelé à tenir ses engagements
S’adressant directement au ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, le président de l’Assemblée nationale l’a invité à respecter ses engagements et à rompre avec les pratiques qui ont pu compromettre la réalisation de projets antérieurs.
« Nous vous tenons aux mots », a-t-il lancé, avant d’énumérer les exigences auxquelles le gouvernement devra répondre : poser la première pierre conformément au calendrier annoncé, démarrer effectivement les travaux, assurer leur continuité malgré les éventuelles difficultés et livrer une infrastructure moderne et de qualité.
L’approbation de l’accord de financement par les députés constitue, selon lui, un engagement qui doit désormais se traduire sur le terrain.
Transparence et contrôle parlementaire
Au-delà de la réalisation de la route, Dansa Kourouma a insisté sur la nécessité d’assurer une gestion rigoureuse des ressources mobilisées. Il a rappelé que chaque financement doit faire l’objet d’un suivi, d’une évaluation et d’une reddition de comptes.
« Chaque financement doit être justifié, chaque engagement suivi, chaque réalisation évaluée et chaque responsable appelé à rendre compte », a-t-il martelé.
Le président de l’Assemblée nationale a également souligné que le rôle des députés ne s’arrête pas à l’autorisation d’un prêt. Il se poursuit à travers le contrôle de son utilisation et l’évaluation de ses retombées sur les conditions de vie des populations.
Inscrit dans la dynamique de transformation économique et sociale portée par le programme Simandou 2040, le projet Labé-Tougué doit notamment favoriser les échanges commerciaux, soutenir les activités agricoles et faciliter l’accès aux services essentiels.
Pour Dansa Kourouma, le véritable succès de cet investissement ne se mesurera donc pas uniquement au montant des ressources mobilisées, mais surtout à la qualité de l’ouvrage livré et aux changements qu’il apportera dans le quotidien des Guinéens.
« Chaque centime engagé au nom du peuple doit servir les intérêts du peuple », a-t-il conclu.
Aziz Camara


































