Après plusieurs semaines de tensions militaires, l’Iran a annoncé, mardi 24 mars, autoriser à nouveau le passage des navires jugés « non hostiles » dans le détroit stratégique d’Ormuz, fermé depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février. Téhéran précise toutefois que ces traversées restent soumises au strict respect des règles de sécurité et à une coordination préalable avec les autorités iraniennes.
Dans un communiqué adressé à l’Organisation maritime internationale, les autorités iraniennes ont clairement exclu tout navire lié aux États-Unis, à Israël ou à leurs alliés impliqués dans les attaques récentes, affirmant que ces derniers ne peuvent prétendre à un passage sécurisé.
Selon plusieurs observateurs, cette annonce officialise une réalité déjà en cours, marquée par des négociations discrètes ayant permis à certains navires, notamment en provenance de Chine, d’Inde et du Pakistan, de traverser ce corridor maritime crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Malgré ce geste d’apaisement, les armateurs restent prudents face aux risques sécuritaires persistants. Une reprise normale du trafic maritime dépendrait largement d’un accord global entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran pour mettre fin aux hostilités.
Parallèlement, des révélations médiatiques indiquent que les États-Unis auraient transmis à l’Iran, via le Pakistan, une proposition de sortie de crise en 15 points. Ce plan inclurait notamment un cessez-le-feu temporaire, le maintien de l’ouverture du détroit d’Ormuz et, en contrepartie, un possible allègement des sanctions contre l’Iran ainsi qu’un soutien à son programme nucléaire civil.
En échange, Washington exigerait de Téhéran l’abandon définitif de toute ambition nucléaire militaire, la remise de ses stocks d’uranium enrichi, le démantèlement de certaines installations sensibles ainsi que la fin de son soutien à des groupes armés alliés au Moyen-Orient.
Cependant, selon des sources diplomatiques, ces propositions, en partie inspirées d’anciens projets de négociations, auraient peu de chances de convaincre les autorités iraniennes, laissant planer l’incertitude sur une désescalade rapide de la crise.
Source : Courrier international


































