Écartée de la liste des invités du sommet du G7 prévu du 15 au 17 juin 2026 à Évian-les-Bains, l’Afrique du Sud tente de désamorcer la polémique. Le président Cyril Ramaphosa a relativisé cette absence, affirmant que ne pas être convié « ne signifie pas être snobé ».
Quelques jours plus tôt, Pretoria avait pourtant dénoncé le retrait de son invitation, évoquant de « fortes pressions » des États-Unis. Selon le porte-parole présidentiel Vincent Magwenya, Washington aurait même menacé de boycotter la rencontre en cas de participation sud-africaine.
Paris dément toute ingérence américaine. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a assuré que le choix des invités répondait cette année à des priorités « géo-économiques », avec un format plus restreint. L’Inde, le Brésil et le Kenya figurent ainsi parmi les pays conviés.
Ce revers diplomatique intervient dans un contexte de relations déjà tendues entre Pretoria et Washington. Les différends portent notamment sur les accusations américaines concernant le traitement des fermiers blancs sud-africains, la position de Pretoria sur le conflit à Gaza, ainsi que ses initiatives judiciaires contre Israël devant la Cour internationale de justice.
Les relations bilatérales ont également été marquées par l’expulsion de l’ambassadeur sud-africain aux États-Unis l’an dernier et par des manifestations récentes à Johannesburg contre le nouvel ambassadeur américain.
Malgré ces tensions, les autorités sud-africaines affirment vouloir privilégier le dialogue diplomatique, tout en prenant acte de la décision française.
Avec APS


































