Depuis ce 1er mai, la Chine supprime les droits de douane sur les produits en provenance de 53 pays africains, présentant cette décision comme un geste fort envers le continent.
Selon plusieurs experts, l’effet économique devrait toutefois rester limité, car près de 96 % des produits africains bénéficiaient déjà d’exemptions ou de tarifs préférentiels. Les principales exportations africaines vers la Chine — pétrole brut, minerais et matières premières — étaient déjà peu ou pas taxées.
Les gains potentiels concerneraient surtout certains produits agricoles ou transformés, comme le cacao, mais des obstacles sanitaires et administratifs pourraient freiner leur accès au marché chinois.
Les bénéfices attendus sont estimés entre 100 et 300 millions de dollars, un montant faible face au déficit commercial africain avec la Chine, supérieur à 100 milliards de dollars.
Pour les analystes, cette mesure est surtout politique : au moment où les États-Unis relèvent leurs barrières douanières, Pékin affiche une image d’ouverture commerciale et cherche à renforcer son influence tout en sécurisant ses approvisionnements stratégiques en matières premières africaines.
Avec la Rfi



































