Édito
En ralliant officiellement l’Alliance Doumbouya Président (ADP), Aboubacar Sylla et son parti UFC donnent une nouvelle dimension au camp du GMD. À trente jours d’un scrutin décisif, l’ancien ministre assume un choix qu’il qualifie fondateur : faire du 28 décembre le point de départ d’une Guinée réconciliée, souveraine et résolument tournée vers l’avenir sous la conduite de Mamadi Doumbouya.
Ce rassemblement “ inédit ”, scellé autour du candidat de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), traduit une conviction partagée : la présidentielle du 28 décembre ne sera pas une élection de plus, mais un moment de fondation.
Une vision assumée d’une “Guinée nouvelle”
L’ADP ancre son engagement dans une dynamique qu’elle estime irréversible : celle d’une Guinée en pleine transformation depuis l’arrivée du Général Mamadi Doumbouya à la tête de l’État. Pour cette coalition élargie, le pays a retrouvé un chemin de souveraineté, de justice et d’unité, autant de leviers qui, selon eux, ont commencé à redessiner les contours d’un nouvel horizon politique.
Loin des slogans, les acteurs de l’inter-coalition défendent un choix mûrement réfléchi. À l’issue d’une analyse qu’ils qualifient de “minutieuse” de la scène nationale et des candidats en lice, ils affirment sans détour que Mamadi Doumbouya est aujourd’hui le plus apte à garantir stabilité, sécurité et développement dans un contexte régional explosif.
Aboubacar Sylla : une voix qui appelle à un renouveau national
Dans cette architecture politique, la voix d’Aboubacar Sylla occupe une place singulière. Son discours ne s’inscrit ni dans la flatterie ni dans la posture : il parle d’avenir, de cohésion, d’institutions fortes. Pour lui, le scrutin du 28 décembre doit être un acte de renaissance nationale.
Une élection qui « renforcera l’unité et la paix sociale », qui permettra de « bâtir des institutions démocratiques crédibles et efficaces ». Une élection, enfin, qui ouvrira un nouveau chapitre pour la Guinée.
Cette vision, Sylla la porte avec constance et gravité, convaincu que le pays se trouve à l’un de ces carrefours où se jouent les prochaines décennies.
Le choix de la crédibilité
En soutenant Mamadi Doumbouya, l’ADP assume un choix de crédibilité plutôt que de facilité. Pour ses membres, il est l’homme qui a su allier autorité de l’État, réformes structurantes et recherche du consensus politique depuis le 5 septembre 2021. Un profil que les leaders de la plateforme jugent unique parmi les neuf candidatures validées par la Cour suprême.
À quelques semaines du scrutin, l’entrée de l’UFC et de son président Aboubacar Sylla dans ce vaste bloc politique n’est donc pas un simple ralliement supplémentaire. C’est un signal fort, un message adressé à l’opinion et à l’ensemble de la classe politique : le camp Doumbouya avance, et il avance soudé.
Reste désormais à savoir si cette dynamique, devenue irréversible pour ses partisans, trouvera son écho dans les urnes le 28 décembre. Mais une chose est sûre : l’ADP vient de donner au candidat du GMD un poids politique qui, jusque-là, manquait encore d’être formalisé.
Amadou Diallo





































