Au Bénin, le fils de l’ancien président Thomas Boni Yayi a été arrêté dans un contexte encore flou, quelques jours après la tentative de coup d’État avortée du 7 décembre. Aucune communication officielle n’a, pour l’heure, précisé les motifs de cette interpellation, ni établi un lien formel avec les événements récents.
Proche du parti Les Démocrates, principale formation de l’opposition dirigée par Boni Yayi, l’entourage de Chabi Yayi réclame des explications et appelle à la transparence. L’ancien chef de l’État avait, de son côté, condamné publiquement la tentative de putsch deux jours après les faits.
Depuis l’échec du coup de force, plusieurs arrestations ont été enregistrées. Parmi elles, celle de Candide Azannaï, ancien ministre de la Défense, placé en garde à vue pour « complot contre l’autorité de l’État et incitation à la rébellion », selon les autorités.
Parallèlement, un mandat d’arrêt international a été émis contre l’influenceur panafricaniste Kemi Seba, accusé d’« incitation à la rébellion » pour avoir soutenu la tentative de coup d’État. L’activiste, qui a défié les autorités dans une vidéo, reste introuvable.
Alors que certains suspects, dont le chef présumé du putsch, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, sont toujours en fuite, l’enquête se poursuit dans un climat de fortes tensions politiques et sécuritaires.
avec Afrikmag





































