Deux ans après l’explosion suivie de l’incendie du grand dépôt de carburant de Conakry, le bilan humain et matériel reste lourd, tout comme le sentiment d’abandon exprimé par de nombreuses victimes. Le drame, survenu dans la commune de Kaloum, avait fait au moins 25 morts et plus de 200 blessés, en plus de provoquer d’importants dégâts matériels, notamment dans le quartier de Coronthie, l’un des plus durement touchés.
Si l’émotion suscitée par la catastrophe s’est estompée avec le temps, les difficultés des sinistrés, elles, persistent. Deux ans après les faits, plusieurs victimes dénoncent l’absence d’indemnisation, affirmant n’avoir « reçu aucun centime », malgré les promesses formulées par les autorités au lendemain du sinistre.
Entre annonces officielles et réalité du terrain, la situation continue de soulever de nombreuses interrogations. Les sinistrés réclament des réponses claires, une prise en charge effective et le respect des engagements pris en leur nom.
Pour faire le point sur l’état actuel des victimes de Coronthie-Kaloum, leurs revendications et leurs attentes vis-à-vis des autorités, Mamoudou Cifo Ké Touré, président du Comité des sinistrés de Coronthie-Kaloum, est l’invité de l’émission Afrique Midi.
Source: Rfi






































