Invité de RFI, le président de l’UFDG conteste la victoire de Mamadi Doumbouya et affirme que la Guinée est toujours plongée dans une période d’exception. Pour l’opposant, le régime issu du 5 septembre 2021 a perdu toute légitimité et « se disqualifie chaque jour ».
Invité du Journal Afrique de Radio France Internationale (RFI), ce lundi 12 janvier, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, est revenu sur l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, remportée par Mamadi Doumbouya. Un scrutin que l’opposant rejette en bloc, y voyant une confiscation du pouvoir et non un retour à l’ordre constitutionnel.
Pour l’ancien Premier ministre, « l’heure est à la résistance », estimant que le régime en place repose sur une légitimité fragile. « Le régime ne tient pas à grand-chose. Il n’a pas de légitimité. Il a instauré un climat de terreur », a-t-il dénoncé, s’interrogeant sur la capacité du pouvoir à maintenir durablement ce contexte pour « empêcher l’expression de la volonté du peuple ».
Selon Cellou Dalein Diallo, cette situation ne saurait perdurer. « Ça ne peut pas être éternel. Et ce régime se disqualifie tous les jours par une confiscation éhontée du pouvoir à travers le scrutin, le faux scrutin du 28 décembre dernier », a-t-il martelé sur les ondes de RFI.
L’opposant estime par ailleurs que la séquence politique actuelle ne marque en rien un retour à la normalité constitutionnelle. « Ce n’est pas un retour à l’ordre constitutionnel. En réalité, c’est une prolongation de la période d’exception », a-t-il insisté, qualifiant cette nouvelle étape de « nouvelle transition » dans l’histoire politique de la Guinée.
Marliatou Sall





































