Il est un peu plus de 3 heures du matin à Aéroport international Ahmed Sékou Touré. Sous les lumières blafardes du tarmac, l’émotion est palpable. Entre accolades, prières murmurées et derniers regards échangés, 342 pèlerins guinéens s’apprêtent à quitter le sol national pour un voyage qui dépasse le simple déplacement : celui de toute une vie.
Dans le hall d’embarquement, familles et proches retiennent difficilement leurs larmes. Certains pèlerins, déjà vêtus de leurs habits blancs, symboles de pureté, affichent un mélange de sérénité et d’impatience. Le moment est solennel. Le premier vol du Hadj 2026 vient d’être lancé.
Présent pour l’occasion, le ministre directeur de cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, a assisté au départ de cette première vague, marquant officiellement l’ouverture des opérations de convoyage vers les lieux saints de l’islam, en Arabie saoudite. À bord de l’appareil, ces premiers fidèles prennent la direction de La Mecque pour accomplir le Hadj, pilier fondamental de la foi musulmane.
À peine ce premier avion envolé, l’organisation se poursuit sans répit. Un second convoi de 308 pèlerins est annoncé pour 6 heures du matin. En l’espace de quelques heures, ce sont déjà 650 Guinéens qui auront quitté Conakry, donnant le ton d’une mobilisation d’envergure appelée à se prolonger dans les jours à venir.
En coulisses, les autorités assurent avoir renforcé les dispositifs logistiques et sanitaires pour encadrer ce flux important de voyageurs. Encadrement médical, organisation des vols, accompagnement sur place : tout est mis en œuvre pour garantir aux pèlerins un séjour sécurisé et conforme aux exigences du rite, dans un contexte de forte affluence mondiale.
Mais au-delà des chiffres et de l’organisation, c’est une atmosphère particulière qui règne. Celle d’un départ chargé de foi, d’espoir et de recueillement. Pour ces centaines de Guinéens, le Hadj n’est pas seulement un voyage. C’est une quête spirituelle, un appel intérieur, une promesse à accomplir.
Dans la fraîcheur de cette nuit de départ, Conakry regarde ainsi s’envoler une partie de ses fidèles, porteurs de prières et d’espérance, en route vers l’un des rendez-vous les plus sacrés de l’islam.
Amadou Diallo


































