Au Mali, les enlèvements attribués aux services de sécurité d’État se multiplient, visant des figures politiques et des proches d’opposants. Après la disparition de l’avocat et homme politique Mountaga Tall, plusieurs autres personnalités ont été interpellées ces derniers jours par des hommes armés et cagoulés, selon des témoignages concordants.
Lundi à Bamako, Youssouf Daba Diawara, proche de l’imam Mahmoud Dicko, a été enlevé en pleine rue. Dimanche, Moussa Djiré, leader d’un mouvement prodémocratie, a également disparu. Parallèlement, Oumar Mariko affirme que plusieurs de ses proches ont été arrêtés.
Ces opérations interviennent dans un contexte de tensions sécuritaires, après les attaques du 25 avril revendiquées notamment par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans et le Front de libération de l’Azawad.
Alors que le procureur militaire évoque des arrestations liées à ces attaques, plusieurs interpellations se dérouleraient hors de tout cadre légal. L’ONG Amnesty International appelle les autorités de transition à faire la lumière sur ces disparitions et à respecter les procédures judiciaires.
Des observateurs dénoncent une dérive sécuritaire visant à museler les voix critiques, sur fond de crise politique persistante.
Avec la Rfi




































