La tension monte d’un cran dans la bataille électorale pour la mairie de Ratoma. Au lendemain des accusations portées par un membre du mouvement GMD sur une prétendue utilisation abusive de son logo par le Parti pour le Progrès et le Changement (PPC), la formation politique dirigée sur le terrain par son candidat Kabinet Diawara est sortie de son silence ce lundi 18 mai pour riposter avec fermeté.
Dans une déclaration rendue publique par son directoire de campagne, le PPC a dénoncé ce qu’il qualifie « d’attaques de diversion » destinées, selon lui, à masquer les difficultés politiques de ses adversaires face à la dynamique grandissante autour de sa candidature.
D’entrée, le parti a tenu à remercier ses militants, sympathisants, jeunes et femmes de Ratoma pour leur forte mobilisation depuis le lancement de la campagne électorale. Le PPC affirme voir dans cet engouement populaire la preuve que les habitants de la commune aspirent désormais à « un changement profond » et à « une gouvernance responsable ».
« Depuis le lancement de cette campagne, vous avez démontré que Ratoma aspire à un changement profond et à une gouvernance responsable », peut-on lire dans la déclaration.
Visiblement agacé par les accusations formulées par le responsable de la GMD, le directoire de campagne du PPC estime que cette sortie relève davantage de la « manipulation » et de la « distraction » que d’un véritable affrontement politique sur les questions de fond.
Le parti assure d’ailleurs que son candidat, Kabinet Diawara, n’a jamais pris pour cible la GMD dans ses différentes interventions publiques depuis le début de la campagne.
« Le PPC et son candidat n’ont jamais mentionné la GMD dans leurs discours. Face à l’adhésion populaire que suscite notre candidat, certains préfèrent la désinformation et les attaques personnelles au lieu de répondre aux préoccupations réelles des citoyens », soutient le directoire.
Dans un ton offensif, le PPC accuse également les responsables actuels de la mairie de Ratoma d’avoir échoué à convaincre les populations par leur bilan. Le parti évoque une « gestion catastrophique » de la commune et un manque de considération envers les citoyens.
Au-delà de la polémique autour du logo, le PPC dit vouloir recentrer le débat sur les programmes et les projets de société. Pour ses responsables, la politique ne doit pas devenir un terrain d’invectives ou de règlements de comptes personnels.
« La politique doit rester un cadre de confrontation d’idées, de projets et de programmes, et non un espace de haine, d’intoxication et de division », insiste la déclaration.
Le directoire de campagne rappelle également que plusieurs personnalités aujourd’hui proches de la GMD auraient, par le passé, collaboré politiquement avec Kabinet Diawara lors d’échéances électorales précédentes. Une manière, selon certains observateurs, de souligner les recompositions et alliances mouvantes qui caractérisent la scène politique locale à Ratoma.
Le PPC s’est aussi appuyé sur la forte mobilisation enregistrée récemment lors de son meeting au rond-point de Hamdallaye pour démontrer ce qu’il considère comme une montée en puissance de son candidat dans la commune.
Malgré le climat tendu, le parti a appelé ses militants au calme, à la discipline et à la retenue, tout en promettant de poursuivre une campagne axée sur les « idées, projets et programmes », loin des « attaques personnelles » et de la « désinformation ».
« Ensemble, poursuivons la mobilisation dans la paix, la dignité et la détermination pour construire une commune de Ratoma plus propre, plus sûre, plus juste et plus prospère », conclut le communiqué.
Saliou Keita




































