La lutte contre l’immigration clandestine se poursuit en Afrique de l’Ouest. En Gambie, les autorités ont mené une importante opération contre les réseaux de migration irrégulière, rappelant une fois de plus les dangers auxquels s’exposent de nombreux jeunes candidats à l’exil, dont des Guinéens.
Le vendredi 3 juillet 2026, l’Unité de gestion des migrations de Tanji, avec l’appui de ses partenaires, a lancé une opération de surveillance de 48 heures sur la côte ouest du pays. Des patrouilles, notamment de nuit, ont été déployées afin d’empêcher les départs clandestins par voie maritime.
Le bilan de la première journée fait état de 32 migrants interceptés dans le village de Tujereng. Les forces de sécurité ont également saisi une embarcation et plusieurs litres de carburant destinés à une traversée illégale, avant d’interpeller trois passeurs présumés soupçonnés d’organiser ces voyages périlleux.
Parmi les personnes arrêtées figurent 12 Gambiens, 15 Sénégalais, 2 Maliens, 1 Nigérian, 1 Guinéen et 1 ressortissant de Guinée-Bissau. La présence d’un citoyen guinéen dans ce groupe rappelle que la Guinée demeure l’un des pays dont de nombreux jeunes continuent de tenter la route migratoire irrégulière vers l’Europe.
Chaque année, des centaines de Guinéens quittent leur pays dans l’espoir d’une vie meilleure. Beaucoup empruntent des itinéraires dangereux à travers le désert avant de tenter la traversée de la Méditerranée ou de l’océan Atlantique à bord d’embarcations souvent vétustes et surchargées. Si certains parviennent à destination, d’autres sont victimes d’arrestations, d’exploitation par des réseaux criminels, de détentions prolongées ou perdent tragiquement la vie en mer.
L’opération menée en Gambie s’inscrit dans les efforts des États ouest-africains pour démanteler les filières de passeurs et prévenir les départs irréguliers. Au-delà de l’action des forces de sécurité, cette nouvelle interception rappelle la nécessité de renforcer l’information et la sensibilisation des jeunes sur les risques réels de la migration clandestine.
Pour les candidats au départ, le rêve d’une vie meilleure ne devrait jamais se transformer en un voyage sans retour. Avant de confier leur destin à des passeurs, les jeunes ont tout intérêt à s’informer sur les risques encourus, à rechercher les voies de migration régulière lorsqu’elles existent et à explorer les opportunités de formation, d’entrepreneuriat ou d’emploi disponibles dans leur pays ou dans le cadre de programmes de mobilité légale. Aucune promesse de réussite ne vaut le risque de perdre sa vie en mer ou de tomber entre les mains des réseaux criminels.
Alpha Amadou Diallo




































