Conakry, Guinée – L’Ambassade du Japon en Guinée et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) ont officiellement lancé un ambitieux projet de télémédecine destiné à améliorer la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, tout en renforçant la lutte contre les violences basées sur le genre en période de crise humanitaire.
Baptisé « Améliorer l’accès aux services de santé d’urgence et lutter contre les violences basées sur le genre en Guinée à travers le système intégré de diagnostic à distance en contexte de crise humanitaire », ce programme bénéficie du financement du gouvernement japonais et sera mis en œuvre par l’UNFPA de mars 2026 à février 2027 dans la zone de Conakry.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation du système sanitaire guinéen, avec pour objectif de rapprocher les soins des populations les plus vulnérables, notamment celles exposées aux conséquences des crises climatiques et sanitaires, comme les inondations récurrentes ou les épidémies.
Au cœur du projet figure le déploiement d’une solution numérique innovante baptisée SPAQ, combinée à une clinique mobile et au renforcement des capacités de dix structures sanitaires. Vingt sages-femmes bénéficieront également d’une formation spécialisée sur l’utilisation des outils de diagnostic numérique.
Grâce à cette approche basée sur la technologie et l’innovation médicale, 5 280 femmes enceintes et 5 016 nouveau-nés devraient bénéficier de services de santé améliorés, notamment grâce à un accès plus rapide au diagnostic et à une meilleure orientation des cas à risque.
Pour la Représentante résidente de l’UNFPA en Guinée, Mme Anita Akumiah, ce programme marque une étape importante dans la transformation du secteur de la santé.
« Ce projet n’est pas une simple intervention de routine, il s’agit d’un saut technologique pour notre système de santé. En intégrant une solution de diagnostic rapide SPAQ, nous mettons la puissance de la technologie au service des zones laissées pour compte », a-t-elle déclaré.
De son côté, l’Ambassadeur du Japon en République de Guinée, Son Excellence Monsieur Kato Ryuichi, a souligné que cette initiative reflète l’esprit de coopération porté par la TICAD 9 (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique), à travers la recherche de solutions innovantes adaptées aux défis du continent africain.
« Ce projet incarne également l’approche adoptée lors de la TICAD 9, celle de co-créer des solutions aux défis africains en tirant parti des technologies et du savoir-faire japonais », a indiqué le diplomate japonais.
Représentant le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le docteur Fatoumata Battouly Diallo a salué une avancée majeure pour la santé maternelle en Guinée.
« Une clinique mobile et dix structures de santé équipées d’une technologie japonaise, avec une échographie portable qui tient dans un sac, permettront à une sage-femme d’examiner une femme enceinte là où elle se trouve et de détecter à temps une grossesse à risque », a-t-elle expliqué.
À la suite du lancement officiel, l’UNFPA, les services techniques du gouvernement guinéen et l’Ambassade du Japon vont poursuivre leur collaboration pour assurer le déploiement effectif du projet sur le terrain et garantir son impact auprès des bénéficiaires.
Avec cette initiative, le Japon et l’UNFPA entendent faire de la télémédecine un véritable outil de réduction des inégalités d’accès aux soins et de protection des mères et des nouveau-nés en Guinée.
Communiqué de presse – Projet Japonais_EoJ (2)
La rédaction



































