La machine électorale se précise. Après la publication des listes nationales, la Direction générale des élections (DGE) a dévoilé, ce lundi 20 avril 2026, la répartition des candidatures par commune, offrant une photographie détaillée du processus en cours à la base.
Au total, 628 dossiers ont été déposés dans 240 communes, sur les 245 examinées ces deux derniers jours par la Commission nationale. À l’issue du tri, 511 candidatures ont été validées contre 117 rejetées, soit un taux de rejet de 19 %, selon les précisions de Djenabou Touré.
Mais au-delà de ces chiffres globaux, un constat persistant s’impose : la faible représentativité des femmes. Sur l’ensemble des listes, 9 898 hommes sont en lice contre seulement 4 077 femmes, soit à peine 21 % de candidatures féminines.
Dans les communes, les tendances varient, sans toutefois bouleverser l’équilibre global. À Boffa, par exemple, deux listes validées sur trois dossiers déposés totalisent 26 % de femmes pour 29 sièges à pourvoir. À Koba (Boké), la proportion tombe à 24 %, tout comme à Timbi Madina ou Camp-Farandé. À Golia, elle grimpe légèrement à 29 %, tandis que Dabiss et Kakoni affichent les taux les plus élevés, avec 33 % de femmes.
D’autres localités, comme Lisso, Saincelé ou Tanéné, oscillent entre 24 % et 29 %, confirmant une tendance générale encore loin de la parité. À Baguiné et Foulamory, les femmes représentent environ 32 % des candidatures, un niveau relativement plus encourageant mais encore insuffisant pour inverser la dynamique.
Ces chiffres traduisent une réalité tenace : malgré les discours en faveur de l’inclusion, la participation politique des femmes reste en retrait dans les compétitions locales.
Alors que le processus électoral avance, la question de la représentativité s’impose comme un enjeu central. Car au-delà des candidatures validées ou rejetées, c’est bien la capacité du système à refléter la diversité de la société guinéenne qui est en jeu.
Aziz Camara


































