À l’approche des élections législatives, communales et communautaires en Guinée, la dissolution de plusieurs formations politiques majeures continue d’alimenter la controverse. Parmi les partis concernés figurent l’UFDG, le RPG et l’UFR, dont l’absence du processus électoral fait débat.
Si une partie de l’opinion dénonce une décision du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), d’autres voix se veulent plus nuancées. C’est le cas de Ibrahima Sory Diallo, président de l’ADC-BOC.
Joint par téléphone, l’acteur politique estime que l’absence de ces formations ne saurait, à elle seule, discréditer le scrutin. « Si ces partis ne participent pas, cela ne signifie pas que les élections ne sont pas crédibles. Nous pensions qu’ils pourraient être rétablis dans leurs droits, mais si les autorités considèrent que les sanctions sont conformes aux textes de loi, il faut s’y conformer », a-t-il déclaré.
Dans la foulée, Dr Diallo se veut rassurant quant à la participation de sa formation politique. « Nous, nous allons compétir. Nous sommes prêts pour les prochaines législatives », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de son parti à prendre part au processus électoral.
Un positionnement qui tranche avec les inquiétudes exprimées par d’autres acteurs politiques et observateurs, pour qui l’exclusion de partis influents pourrait peser sur la représentativité et la légitimité des futures institutions élues.
Marliatou Sall


































