Réunis en marge de l’assemblée générale extraordinaire de l’intersyndicale de l’éducation (SLECG-SNE-FSPE), ce jeudi 8 octobre 2026, les enseignants contractuels ont brandi la menace d’une grève dès la semaine prochaine. Ils exigent du gouvernement le respect du protocole d’accord du 3 janvier 2026, qui prévoit leur engagement à la fonction publique sans concours.
La tension monte dans le secteur de l’éducation en Guinée. Les enseignants contractuels haussent le ton et menacent de passer à l’action si leurs revendications ne sont pas prises en compte par les autorités.
En marge de l’assemblée générale extraordinaire de l’intersyndicale de l’éducation, tenue ce jeudi 8 octobre, leur porte-parole, Diaka Sow, a directement interpellé le président de la République, Mamadi Doumbouya, ainsi que le gouvernement, les appelant à respecter les engagements pris dans le cadre du dialogue social.
« Aujourd’hui, nous interpellons le président de la République, le gouvernement guinéen et les invitons à respecter le protocole d’accord. À défaut de cela, à partir de la semaine prochaine, les contractuels vont prendre leur responsabilité avec ou sans l’intersyndicale de l’éducation », a averti Diaka Sow.
Au cœur de cette mobilisation figure le point 7 du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. Selon les enseignants contractuels, cette disposition prévoit leur intégration à la fonction publique sans obligation de passer par un concours de recrutement.
Or, le gouvernement a récemment lancé un concours visant le recrutement de 6 000 enseignants à la fonction publique, une initiative qui ravive les inquiétudes et les tensions au sein de cette catégorie d’enseignants.
Les contractuels réclament ainsi l’application des engagements qu’ils estiment avoir été pris à leur égard. À défaut d’une réponse favorable des autorités dans les prochains jours, ils envisagent de déclencher une grève dès la semaine prochaine.
L’évolution de la situation dépendra désormais des discussions éventuelles entre le gouvernement, les syndicats de l’éducation et les représentants des enseignants contractuels, alors que la menace d’un mouvement social fait peser une incertitude sur le fonctionnement des établissements scolaires.
Saliou Keita







































