L’affiche est désormais connue. La deuxième demi-finale de la Coupe du monde 2026 opposera l’Angleterre à l’Argentine, dans un duel qui dépasse largement le cadre du football. Quarante ans après le mythique quart de finale du Mondial 1986, marqué par la célèbre « Main de Dieu » de Diego Maradona, les deux nations vont à nouveau croiser le fer pour une place en finale.
Samedi soir, au stade de Kansas City, l’Argentine a composté son billet pour le dernier carré en venant à bout d’une courageuse équipe de Suisse (3-1 après prolongation).
Les champions du monde ont rapidement pris l’avantage grâce à Alexis Mac Allister, qui a ouvert le score dès la 10ᵉ minute. Dominatrice dans le jeu, l’Albiceleste semblait avoir fait le plus difficile, mais les Suisses n’ont jamais renoncé. Dan Ndoye a remis les deux équipes à égalité à la 67ᵉ minute, relançant totalement la rencontre.
Réduite à dix après l’expulsion de Breel Embolo à la 72ᵉ minute, la Suisse a longtemps résisté avant de céder durant la prolongation. Profitant de leur supériorité numérique et de leur maîtrise technique, les Argentins ont finalement fait la différence grâce à Julián Álvarez (112ᵉ), avant que Lautaro Martínez ne scelle définitivement la qualification dans le temps additionnel (120ᵉ+1).
Quelques heures plus tôt, l’Angleterre avait également validé son ticket pour les demi-finales en s’imposant face à la Norvège (2-1). Les Three Lions ont pu compter sur un Jude Bellingham exceptionnel, auteur d’un doublé qui confirme son statut de leader de cette génération anglaise.
Une revanche historique en toile de fond
Cette demi-finale réveille inévitablement les souvenirs du Mondial 1986 au Mexique. À l’époque, Diego Maradona avait éliminé l’Angleterre (2-1) lors d’un quart de finale entré dans la légende. Le capitaine argentin avait inscrit deux des buts les plus célèbres de l’histoire du football : le premier de la main, qu’il qualifiera plus tard de « un peu avec la tête de Maradona et un peu avec la main de Dieu », et le second, considéré comme l’un des plus beaux buts de tous les temps après un slalom spectaculaire à travers la défense anglaise.
Près de quatre décennies plus tard, ce rendez-vous mondial ravive ce souvenir, même si les acteurs ont changé et que le football moderne est désormais encadré par l’assistance vidéo, rendant quasiment impossible un scénario similaire.
Deux philosophies, deux ambitions
L’Argentine reste fidèle à son ADN : une équipe disciplinée, expérimentée et capable d’accélérer au moment décisif. Avec des joueurs comme Julián Álvarez, Lautaro Martínez, Alexis Mac Allister ou Enzo Fernández, l’Albiceleste possède un collectif équilibré, solide défensivement et redoutable dans les moments clés.
En face, l’Angleterre affiche probablement l’une des attaques les plus impressionnantes du tournoi. Emmenés par Jude Bellingham, les Three Lions disposent d’une puissance offensive capable de faire basculer n’importe quelle rencontre. Leur vitesse dans les transitions, leur qualité technique et leur profondeur de banc en font un adversaire particulièrement dangereux.
Sur le papier, cette confrontation s’annonce extrêmement équilibrée. L’expérience argentine se heurtera à la jeunesse et à la puissance offensive anglaises dans un duel qui promet une intensité exceptionnelle.
L’histoire se répétera-t-elle ?
L’Argentine avait écrit l’histoire en 1986 grâce au génie de Diego Maradona. Quarante ans plus tard, elle retrouve l’Angleterre avec l’ambition de poursuivre sa route vers un nouveau sacre mondial.
Mais cette fois, les Anglais semblent mieux armés que leurs glorieux prédécesseurs. Plus complets, plus offensifs et portés par une génération talentueuse, ils rêvent d’effacer un souvenir qui hante encore une partie de leur histoire footballistique.
La « Main de Dieu » appartient désormais au passé. Place à une nouvelle page d’histoire. Le verdict appartiendra au terrain.
La deuxième demi-finale opposera le France et l’Espagne.
Louda Dia





































