À peine installé sur le banc du Syli national, le Portugais Paulo Ugarte n’a pas choisi la prudence diplomatique. Non. D’entrée de jeu, il fixe la barre haut, très haut : offrir à la Guinée sa première Coupe d’Afrique des nations.
Son discours tranche avec le fatalisme ambiant qui accompagne trop souvent le football guinéen. « Quand on parle de la Guinée, on parle d’une équipe puissante, avec une tradition dans le football africain, mais qui, malheureusement, n’est pas dans la meilleure position aujourd’hui », lâche-t-il, lucide mais ambitieux.
L’homme sait de quoi il parle. Ancien sélectionneur du Burkina Faso, il a conduit les Étalons à une 3ᵉ place historique. Désormais, il veut “plus” — pour lui comme pour le Syli. « Avec le potentiel humain de la Guinée et la grandeur de cette nation de football, je veux concrétiser mon ambition : gagner une Coupe d’Afrique. Ma carrière mérite plus, et je pense que la Guinée aussi mérite plus », insiste-t-il.
Le ton est donné. Plus qu’une mission sportive, Ugarte revendique un pacte moral avec la Fédération et le peuple guinéen. « C’est l’intérêt du coach, mais aussi celui de la Fédération guinéenne de football. Pour moi, c’est un honneur de relever ce challenge. »
Reste à savoir si cette ambition se traduira sur le terrain. Car si les mots font déjà rêver, la Guinée, elle, attend depuis trop longtemps que les promesses se transforment en trophée.
Alpha Amadou Diallo




































