À Kindia, terre de soleil et de promesses,
l’histoire a choisi ce week-end de reprendre racine.
Sur la Place des Martyrs, au milieu des regards attentifs,
une femme a tendu la main non seulement aux producteurs,
mais à toute une nation :
Madame Mariama Ciré Sylla,
ministre de l’Agriculture,
offrant à la Guinée rurale un souffle de renaissance.
Treize milliards de francs guinéens,
non pas un simple chiffre,
mais un fleuve d’espérance qui s’écoule
dans les sillons de la Basse-Guinée.
Un prêt sans intérêt,
fruit d’un Fonds de développement agricole
qui ne prête pas seulement de l’argent,
mais confie une mission,
celle de réveiller l’ananas,
jadis fierté de nos terres,
aujourd’hui appelé à briller de nouveau
sur les marchés du monde.
Deux cent cinquante hectares pour semer la relance,
quatre mille pour rêver l’avenir.
Les planteurs, guidés par Moussa Camara,
ont juré d’honorer ce pacte :
réussir pour rembourser,
rembourser pour grandir.
Car l’agriculture, comme la terre,
ne donne qu’à ceux qui la respectent.
Et dans ce pacte d’espérance,
le ministre des Finances, Mourana Soumah,
a murmuré une vérité que l’on oublie trop souvent :
« L’agriculture est plus valorisante que les mines. »
Oui, plus riche que l’or, plus durable que le diamant,
elle est la main tendue vers la jeunesse,
l’ancre d’une Guinée qui se veut maîtresse de son destin.
Ainsi, à Kindia, ce n’est pas seulement un chèque
qui a changé de mains.
C’est un contrat de confiance,
un poème écrit entre l’État et ses cultivateurs,
une promesse gravée dans la terre rouge
qui nourrit nos racines.
Mariama Ciré Sylla,
par ce geste, a planté bien plus que des ananas :
elle a planté l’espérance d’une souveraineté agricole,
et l’écho de son acte résonnera
comme un chant de renaissance
dans chaque champ,
dans chaque fruit,
dans chaque rêve guinéen.
Alpha Amdou Diallo




































