Quelques heures après l’annonce des résultats provisoires du référendum constitutionnel du 21 septembre, qui a vu le « Oui » l’emporter largement, Bah Oury a pris la parole. Le Premier ministre s’est voulu ferme et rassurant : pour lui, la Guinée vient de franchir une étape décisive sur le chemin du retour à l’ordre constitutionnel.
En rappelant que « 2025 sera une année électorale », conformément aux engagements du chef de l’État, il a dressé le cap : présidentielles, législatives, communales, sénatoriales et régionales devront suivre pour boucler le cycle de transition. Mais au-delà des annonces, c’est une bataille politique et symbolique qui se joue.
Aux Forces vives qui ont boycotté le scrutin et dénoncent une « mascarade », Bah Oury oppose le « principe de réalité ». Pour lui, contester un référendum marqué par un taux de participation de plus de 86 % et un Oui proche de 90 %, revient à mépriser la majorité silencieuse qui s’est exprimée. La formule est cinglante : « Le peuple rendra la monnaie de la pièce. »
Cet éditorialiste révèle un double enjeu. D’un côté, la volonté affichée d’un pouvoir qui entend clore la transition par les urnes. De l’autre, la fracture persistante entre autorités et opposition, qui n’augure pas d’un consensus immédiat. Mais une certitude s’impose : la légitimité populaire ne se décrète pas, elle se cultive et se consolide. Le défi de Bah Oury commence maintenant.
A Amadou Diallo




































