Le président béninois Patrice Talon a assuré dimanche soir que la « situation est totalement sous contrôle », quelques heures après une tentative de coup d’État menée par des soldats mutins. Au petit matin, ces derniers avaient pris pour cibles son domicile et le palais présidentiel avant d’être neutralisés. Une douzaine de militaires ont été arrêtés, selon des sources sécuritaires.
En réaction, la Cédéao a ordonné le déploiement immédiat d’éléments de sa Force en attente, venus notamment du Nigeria, de la Sierra Leone, de Côte d’Ivoire et du Ghana. Abuja a confirmé avoir mené des frappes aériennes à Cotonou et envoyé des troupes au sol pour aider à déloger les mutins.
La France a démenti toute rumeur de refuge de responsables béninois à son ambassade, tout en appelant ses ressortissants à la prudence, évoquant un contexte « encore volatil ».
L’Union africaine a pour sa part condamné « fermement » la tentative de putsch et appelé les militaires à rejoindre leurs casernes.
Plus tôt, des détonations avaient été entendues dans plusieurs quartiers de Cotonou, notamment autour du port, de Fidjrossè et de Togbin, où les mutins s’étaient retranchés dans un camp repris après des frappes ciblées, selon des sources militaires non encore confirmées.
À quatre mois de la présidentielle à laquelle Patrice Talon ne se représente pas, de nombreuses questions demeurent sur les motivations exactes des mutins et l’identité de leurs éventuels commanditaires.
Source: Rfi






































