Il aura fallu du temps, beaucoup de patience et une longue litanie de plaintes pour que la route Faranah–Dabola sorte enfin de l’oubli. Ce lundi 22 décembre 2025, le ministère des Infrastructures et des Travaux publics annonce le lancement officiel des travaux de réfection de ce tronçon stratégique de la nationale N°29. Une décision attendue, presque arrachée par l’usure, mais qui marque un tournant salutaire pour les populations concernées.
Car cette route, jadis artère vitale reliant Faranah à Dabola, était devenue le symbole d’un abandon prolongé. Nids-de-poule béants, tronçons impraticables, véhicules immobilisés et marchandises perdues : le calvaire quotidien des usagers résumait à lui seul l’urgence d’agir. Transporteurs, commerçants et riverains n’avaient cessé d’alerter, souvent sans écho.
En annonçant le démarrage des travaux à travers ses canaux officiels, le ministère inscrit cette réhabilitation dans une stratégie plus large d’amélioration des infrastructures routières et de prise en compte des préoccupations des citoyens. Une approche qui, cette fois, semble vouloir joindre la parole à l’acte.
Au-delà du bitume, c’est toute une dynamique locale qui est en jeu. Réparer la route Faranah–Dabola, c’est restaurer la mobilité, renforcer la sécurité, fluidifier les échanges économiques et redonner un souffle aux activités sociales et commerciales de la région. C’est aussi envoyer un signal fort : celui d’un État qui, enfin, choisit de réparer plutôt que de promettre.
Reste désormais l’essentiel : que ces travaux soient menés avec rigueur, dans les délais annoncés et avec la qualité requise. Car sur l’axe Faranah–Dabola, l’espoir est désormais permis, mais la vigilance reste de mise.
Saliou Keita





































