Dans le cadre de sa politique de lutte contre la pollution environnementale, le gouvernement guinéen a annoncé l’octroi d’un délai supplémentaire aux entreprises concernées par l’interdiction des emballages et objets en plastique à usage unique.
Lors d’une conférence de presse animée lundi 8 juin 2026 dans un hôtel de la place, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, est revenu sur les motivations de cette mesure transitoire. Selon lui, cette décision vise à accompagner les industriels dans la mise en œuvre progressive de la nouvelle réglementation.
« Un délai a été accordé aux unités de production afin de leur permettre d’écouler les stocks existants et d’amortir une partie des investissements déjà réalisés », a expliqué le ministre.
Cap sur le « zéro plastique »
À travers cette réforme engagée depuis plusieurs mois, les autorités entendent réduire considérablement l’impact environnemental des déchets plastiques, devenus l’une des principales sources de pollution dans les centres urbains du pays. La mesure interdit désormais la fabrication, l’importation, la commercialisation ainsi que l’utilisation des plastiques à usage unique.
Pour le ministre Aboubacar Camara, les effets de cette politique commencent déjà à se faire sentir sur le marché.
« C’est pourquoi vous constatez depuis quelque temps la cherté, voire la rareté des sachets plastiques dans le pays », a-t-il souligné.
La décharge de Dar-es-Salam bientôt fermée
Évoquant la question de la gestion des déchets, le ministre a également annoncé la fermeture prochaine de la décharge de Dar-es-Salam, située dans la commune de Ratoma. Selon lui, cette fermeture devrait intervenir dans un délai de six mois.
« On ne peut pas se permettre de maintenir une décharge à ciel ouvert au cœur de Conakry avec toutes les conséquences sanitaires et environnementales que nous connaissons », a-t-il insisté.
Face à la prolifération des déchets plastiques qui envahissent les centres urbains et menacent les écosystèmes aquatiques du pays, le gouvernement réaffirme sa détermination à réduire l’empreinte écologique de ces matériaux et à promouvoir des alternatives plus respectueuses de l’environnement.
Marliatou Sall


































