La Cour d’appel de Conakry a infirmé partiellement le jugement rendu par le tribunal de première instance de Kindia dans l’affaire des candidats poursuivis pour fraude au baccalauréat unique 2026. Tout en confirmant leur culpabilité, elle a ordonné leur remise en liberté immédiate et remplacé la peine d’emprisonnement par une amende de 300 000 francs guinéens pour chacun des prévenus.
CONAKRY – La Cour d’appel de Conakry a rendu son verdict dans le procès en appel des candidats poursuivis pour fraude au baccalauréat unique, session 2026. La juridiction a ordonné la mise en liberté immédiate des prévenus, tout en confirmant leur culpabilité pour les faits qui leur étaient reprochés.
Dans son arrêt, la Cour a requalifié la sanction prononcée en première instance en commuant la peine d’emprisonnement à une amende de 300 000 francs guinéens pour chacun des condamnés.
Les candidats avaient été interpellés le 2 juillet dernier après avoir été surpris en possession de documents frauduleusement introduits dans les salles d’examen lors des épreuves du baccalauréat. Traduit devant le tribunal de première instance de Kindia, le groupe avait été condamné à un mois d’emprisonnement ferme.
L’affaire a pris une tournure dramatique avec le décès de Mamadou Djouma Bah, l’un des élèves condamnés. Alors qu’il purgeait sa peine à la maison centrale de Kindia, le jeune candidat a été victime d’un grave malaise. Malgré son évacuation en urgence au Centre hospitalier régional Alpha Oumar Diallo de Kindia, il a succombé quelques heures plus tard.
Ce décès a profondément marqué l’opinion publique et ravivé les interrogations sur les conditions de détention ainsi que sur la proportionnalité des sanctions pénales appliquées aux élèves impliqués dans des cas de fraude aux examens nationaux.
Par cette décision, la Cour d’appel met fin à l’incarcération des candidats encore détenus. Pour de nombreux observateurs, cet arrêt constitue un geste d’apaisement dans une affaire qui a suscité une vive émotion à travers le pays, tout en maintenant le principe de la répression des actes de fraude aux examens.
Aziz Camara





































