Face à la recrudescence des violences visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud, le Parlement nigérian a décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toutes ses visites officielles dans le pays.
La décision, prise par les dirigeants des deux chambres du Parlement nigérian, concerne également les conférences, séminaires, ateliers, réunions et autres activités parlementaires organisés ou parrainés par les autorités législatives sud-africaines.
Abuja dénonce une multiplication des attaques, intimidations et destructions de biens visant notamment des Nigérians et d’autres ressortissants africains. Le Parlement appelle Pretoria à renforcer immédiatement la protection des étrangers, à enquêter sur les violences signalées et à poursuivre leurs auteurs.
Le Nigeria a déjà procédé à l’évacuation de plusieurs centaines de ses ressortissants depuis le début de la crise. Selon les autorités nigérianes, 1 699 Nigérians avaient été rapatriés ou évacués jusqu’en septembre 2026.
Malgré cette mesure de fermeté, Abuja assure qu’elle ne remet pas en cause ses relations historiques avec Pretoria. La coopération entre les deux pays reste souhaitée, mais doit, selon le Parlement nigérian, s’appuyer sur le respect mutuel et la protection des personnes et de leurs biens.
avec Euronews






































