CONAKRY – Face à la recrudescence des accidents de la circulation qui endeuillent régulièrement les familles guinéennes, le gouvernement promet une riposte. En conférence de presse ce lundi 27 juillet 2026, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé l’élaboration d’un plan d’urgence destiné à renforcer la sécurité routière et à responsabiliser l’ensemble des acteurs concernés.
Au cours de cette rencontre avec la presse, consacrée à l’actualité sociopolitique et économique du pays, le ministre a reconnu que ces accidents résultent de plusieurs facteurs, notamment l’imprudence des usagers, l’indiscipline sur les routes, mais aussi certaines défaillances dans les dispositifs de contrôle.
« Cette recrudescence des accidents est souvent liée à l’imprudence, à l’indiscipline et à plusieurs autres facteurs, notamment la négligence des autorités. Il faut le dire : ces camions et ces véhicules en surcharge quittent nos gares, empruntent nos routes, passent devant nos barrages. À la sortie des villes, il y a des postes de police ; à l’intérieur du pays, il y a la gendarmerie. Pourtant, ces véhicules traversent tous ces contrôles avant d’aller endeuiller des familles. Ce n’est plus acceptable », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo.
Pour inverser cette tendance, le ministère des Transports a engagé une concertation avec les principaux acteurs impliqués dans la sécurité routière, notamment les ministères de la Justice, de la Défense, de la Santé et des Infrastructures, la Police nationale, les syndicats de transport, les organisations de la société civile ainsi que l’Agence guinéenne de sécurité routière (AGUISER).
« Nous avons réuni tous les acteurs concernés autour de la même table afin d’identifier des solutions opérationnelles capables de réduire significativement les accidents de la circulation. Cette semaine, un plan d’urgence sera finalisé et présenté au public », a annoncé le ministre.
Selon Ousmane Gaoual Diallo, ce plan pourrait prévoir un renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité sur les principaux axes routiers, ainsi qu’une plus grande responsabilisation des sociétés de transport, des syndicats et des autres intervenants du secteur.
Le ministre a toutefois souligné que la réussite de cette stratégie dépendra également de la mobilisation des ressources financières nécessaires à sa mise en œuvre, estimant que la lutte contre l’insécurité routière exige des moyens conséquents et une implication de tous les acteurs.
Marliatou Sall





































