À Koloma, le compte à rebours est lancé. Après le passage du président Mamadi Doumbouya, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, s’est rendu mercredi sur le chantier de la cité administrative pour accélérer la libération des emprises et lever les obstacles qui freinent les travaux. L’objectif est clair : permettre à l’entreprise Guicopres de tenir le délai de livraison fixé au 31 décembre 2026.
Sur le site de la cité administrative de Koloma, l’heure est à l’accélération. Au terme de sa visite d’inspection, Mohamed Lamine Sy Savané a donné des instructions fermes à ses services pour débarrasser les lieux des encombrants et faciliter la poursuite des travaux d’aménagement.
Parmi les principaux obstacles identifiés figurent les installations de la Société des eaux de Guinée (SEG) et les réseaux de fibre optique qui entravent l’avancement du chantier. Le ministre a ainsi demandé aux équipes techniques de prendre, en concertation avec les structures concernées, les dispositions nécessaires pour déplacer ces installations dans les meilleurs délais.
Le ministre a également appelé les services de l’État, notamment Électricité de Guinée (EDG), la SEG et l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT), à intervenir rapidement afin de dégager les emprises et de permettre à Guicopres de poursuivre les travaux sans entrave.
« Tout doit être terminé d’ici le 31 décembre 2026 », a-t-il insisté, soulignant la nécessité d’une mobilisation générale pour respecter l’échéance fixée.
Au-delà du chantier de la cité administrative, les opérations de libération des espaces se poursuivent dans les environs de Koloma. Des garages, des taudis et des bars installés sur les emprises concernées font l’objet d’opérations de déguerpissement destinées à récupérer ces terrains pour leur vocation administrative.
Sur place, Mohamed Lamine Sy Savané a annoncé une intensification de ces opérations dans les prochains jours. Le gouvernement entend ainsi libérer les espaces afin de permettre l’installation de partenaires souhaitant y construire leurs sièges, mais aussi d’offrir de nouvelles infrastructures aux services de l’administration publique.
« Nous gardons l’espoir que d’ici une semaine, toute cette partie va être libérée de ces encombrants », a déclaré le ministre, qui a également annoncé la sécurisation du site après son nettoyage, afin d’en interdire l’accès non autorisé.
Cette opération s’inscrit dans la perspective de la reconstruction du centre directionnel de Koloma, un espace destiné à accueillir des bâtiments administratifs et des bureaux.
Désormais, l’enjeu est double : libérer rapidement les emprises et lever les contraintes techniques qui ralentissent le chantier. Pour les autorités, le respect de l’échéance du 31 décembre 2026 dépendra de la coordination entre les différents services publics et de la capacité de l’entreprise chargée des travaux à avancer dans les délais impartis.
Abdoul Chaolis Diallo




































