Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Guinée a présenté, ce vendredi 16 octobre 2026, son rapport annuel 2025, lors d’un déjeuner de presse organisé à Conakry. À cette occasion, l’institution a mis en lumière ses principales réalisations dans les domaines de l’environnement, de la gouvernance, de la transformation économique et du numérique, tout en réaffirmant son engagement à accompagner les ambitions de développement du pays, notamment à travers le programme Simandou 2040.
La rencontre a réuni le représentant résident du PNUD en Guinée, Anthony Ohemeng-Boamah, des responsables de différents pôles d’intervention de l’institution ainsi que des journalistes issus de plusieurs médias.
La matinée a débuté à 9 h 30 par une allocution du représentant résident, suivie de la projection d’une vidéo institutionnelle présentant les missions et les interventions du PNUD. Entre 9 h 50 et 10 h 20, les responsables des trois pôles d’intervention ont ensuite exposé les principales activités menées en 2025, leurs résultats et les perspectives envisagées.
Abdoul Latif Haidara, Safiatou Kaba et Mamadou Ciré Camara ont ainsi présenté les actions conduites dans leurs domaines respectifs, en mettant l’accent sur les priorités stratégiques de l’organisation et les résultats obtenus au cours de l’année écoulée.
Trois axes au cœur de l’intervention du PNUD
Au fil des présentations, trois grands domaines se sont dégagés : la protection de l’environnement, le renforcement de la gouvernance et la transformation économique et numérique. Des secteurs que le PNUD considère comme essentiels pour soutenir le développement durable de la Guinée.
Dans le domaine environnemental, l’institution indique avoir accompagné les autorités guinéennes dans l’élaboration de politiques et de stratégies destinées à orienter l’action publique. Cet appui s’est également traduit par des interventions sur le terrain, notamment en faveur de la préservation de la biodiversité nationale.
Sur le plan de la gouvernance, le PNUD a mis en avant son accompagnement du processus de transition, notamment à travers l’appui à la préparation de textes législatifs majeurs, dont des lois organiques. L’institution souligne également ses initiatives en faveur d’une participation accrue des femmes et des jeunes à la vie démocratique.
Le troisième axe concerne la transformation économique, avec un accent particulier sur les chaînes de valeur agricoles. Le développement de la filière rizicole figure parmi les exemples présentés. À travers ces initiatives, le PNUD entend contribuer au renforcement des capacités techniques des femmes, à l’amélioration des rendements agricoles et, à terme, à la réduction de la pauvreté.
Simandou 2040, un levier de transformation économique
Au-delà des réalisations sectorielles, le programme Simandou 2040 occupe une place importante dans les perspectives d’accompagnement du PNUD en Guinée.
Interrogé à l’issue de la présentation, Anthony Ohemeng-Boamah a souligné l’importance de ce programme pour la transformation structurelle du pays. Selon lui, le PNUD entend contribuer à la mobilisation de partenariats et de ressources afin que les retombées des projets de développement puissent bénéficier à un nombre plus important de personnes, notamment dans les secteurs de l’économie et de l’environnement.
« Nous ne sommes que des accompagnateurs », a-t-il rappelé, insistant sur la volonté de l’institution de soutenir les priorités définies par les autorités guinéennes.
Pour le représentant résident, Simandou 2040 constitue ainsi une opportunité de renforcer les efforts de développement et de favoriser une transformation économique susceptible de produire des effets durables sur les conditions de vie des populations.
Des perspectives jugées encourageantes pour la Guinée
Abordant les perspectives de développement du pays, Anthony Ohemeng-Boamah s’est montré optimiste. Il a notamment évoqué les performances de croissance économique de la Guinée et sa capacité à attirer des investissements.
Le responsable du PNUD a également cité le renouvellement de la coopération avec des institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), comme des signaux encourageants pour l’avenir économique du pays.
À ses yeux, ces éléments témoignent d’une dynamique favorable et ouvrent des perspectives pour accélérer les transformations nécessaires au développement de la Guinée.
Cet optimisme reste toutefois lié à la capacité du pays à traduire les engagements et les investissements en résultats concrets pour les populations, particulièrement en matière d’emploi, de réduction de la pauvreté, de protection de l’environnement et d’amélioration des services essentiels.
Le PNUD mise sur la continuité de son partenariat avec la Guinée
Le rapport annuel 2025 s’inscrit dans le cadre de coopération entre le PNUD et la Guinée, qui court jusqu’en 2028. Comme l’a expliqué Anthony Ohemeng-Boamah, l’évaluation des actions réalisées chaque année permet de mesurer les progrès accomplis et d’identifier les priorités pour la suite du partenariat.
À travers ses interventions, l’organisation entend poursuivre son appui aux politiques publiques et aux initiatives nationales, en privilégiant une approche axée sur les résultats et les besoins des populations.
En clôturant la rencontre, le représentant résident a remercié les journalistes pour leur présence et souhaité que ces échanges se tiennent régulièrement. Il a notamment insisté sur le rôle des médias dans la diffusion des informations relatives aux activités du PNUD et aux actions engagées en faveur du développement de la Guinée.
La cérémonie s’est achevée par une pause-déjeuner, suivie d’une interview accordée par Anthony Ohemeng-Boamah à la presse.
À travers ce rapport, le PNUD entend ainsi rendre compte de ses réalisations en 2025, tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner la Guinée dans ses ambitions de transformation économique, de gouvernance inclusive et de développement durable.


Alpha Amadou Diallo





































