Le lourd bilan de l’éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, continue de s’alourdir. Selon l’Agence nationale de gestion des urgences et des catastrophes humanitaires (ANGUCH), la catastrophe a fait 34 morts et plus d’une vingtaine de blessés.
Alors que le deuil frappe de nombreuses familles, les autorités guinéennes ont engagé une nouvelle phase : éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
Sur le terrain, les opérations d’évacuation des populations vivant dans les zones considérées comme dangereuses ont déjà commencé. Plusieurs habitations situées aux abords de la décharge sont également en cours de démolition, dans le cadre des mesures de sécurisation du site.
Selon la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, environ 1 500 personnes devront être relogées. Parmi elles, 542 sinistrés sont actuellement hébergés à l’école primaire Dixinn Centre 1, en attendant la mise en place de solutions de relogement.
En visite sur le site ce mardi 25 août, la ministre a annoncé le déploiement d’équipes mixtes chargées d’identifier les habitations exposées aux risques. À ce stade, 72 ménages vivant dans des zones jugées à haut risque ont déjà été recensés.
« Le gouvernement, à travers ses services techniques, entame désormais la phase opérationnelle de gestion du site de la décharge de Dar-es-Salam », a déclaré Djénabou Touré.
Au-delà du terrible bilan humain, la catastrophe de Dar-es-Salam met ainsi en lumière l’urgence d’une prise en charge durable des populations installées autour de la décharge. Entre évacuations, démolitions et relogement des sinistrés, les autorités sont désormais confrontées à un immense défi : protéger les survivants tout en trouvant une solution définitive à la question de cette décharge devenue, au fil des années, une véritable bombe à retardement au cœur de Conakry.
Aziz Camara






































