À l’approche de la rentrée scolaire, fixée au 5 octobre 2026, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, Bintou Keïta, fait face à plusieurs dossiers sensibles. Les syndicats saluent certains acquis, mais réclament l’application complète du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 3 janvier dernier.
Après plus de six semaines de négociations, l’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SNE et SLECG) et le gouvernement avaient conclu un accord prévoyant notamment la revalorisation de certaines primes, le déblocage de salaires, le reclassement d’enseignants et l’intégration de 4 500 enseignants contractuels à la Fonction publique.
Selon Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, les engagements à incidence financière immédiate ont été respectés. Toutefois, plusieurs dossiers restent en suspens, notamment des salaires bloqués depuis 2023, des arriérés, des primes d’incitation et certaines régularisations administratives.
La question des 4 500 enseignants contractuels constitue également un point de vigilance majeur. Le gouvernement ayant annoncé le recrutement de 8 000 enseignants, le SLECG exige que les contractuels concernés par l’accord soient intégrés en priorité, avant tout éventuel concours.
Autre revendication persistante : le Statut particulier de l’éducation, toujours attendu par les organisations syndicales. Celles-ci privilégient pour l’instant le dialogue avec les autorités, tout en prévenant que la grève demeure leur « dernière arme » en cas d’échec des négociations.
À quelques semaines de la rentrée, Bintou Keïta devra donc rapidement apporter des réponses à ces préoccupations afin de préserver l’accalmie sociale et garantir une reprise des cours dans un climat serein.
Fatimatou Diallo






































