Les tensions autour de l’immigration ont dégénéré en violences en Afrique du Sud. À Soweto, près de Johannesburg, et à Durban, des manifestants ont incendié au moins 24 véhicules et pillé des commerces pour protester contre une décision de justice facilitant certaines démarches de demande d’asile. Trois personnes ont été arrêtées à Durban.
La contestation a pris une tournure violente jeudi en Afrique du Sud. À Soweto et à Durban, des véhicules ont été incendiés et des commerces pillés lors de manifestations dirigées contre une décision judiciaire relative au droit d’asile.
Selon la police, dix véhicules ont été incendiés à Soweto, près de Johannesburg, tandis que quatorze autres ont été brûlés à Durban, dans la province du KwaZulu-Natal. Dans le quartier d’Orlando West, à Soweto, plusieurs voitures calcinées ont notamment été retrouvées à proximité d’un bureau des Affaires intérieures.
À Durban, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de trois personnes. Aucun blessé n’a été signalé dans les incidents rapportés.
Face à ces violences, la commissaire nationale de police par intérim, Puleng Dimpane, a fermement condamné les actes de destruction. Elle a assuré que les personnes impliquées dans les incendies, les dégradations et les éventuelles agressions seraient recherchées et traduites en justice.
Le droit d’asile au cœur de la contestation
À l’origine de ces manifestations figure une décision de la Cour constitutionnelle sud-africaine visant à lever certains obstacles procéduraux dans le traitement des demandes d’asile. Cette mesure a suscité la colère de protestataires qui réclament notamment l’expulsion des étrangers vivant illégalement sur le territoire sud-africain.
Ces événements ravivent les tensions autour de l’immigration dans un pays régulièrement confronté à des manifestations et à des actes hostiles envers les ressortissants étrangers.
Les autorités appellent les populations à privilégier les voies légales et à respecter les procédures constitutionnelles et judiciaires. Elles mettent en garde contre le recours à la violence, alors que la question de l’immigration continue d’alimenter les débats et les crispations au sein de la société sud-africaine.
Avec Euronews




































