À l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, un message appelle les citoyens à préserver l’héritage des pionniers de l’indépendance et à poursuivre le combat pour les libertés publiques, les droits humains et la souveraineté populaire. Entre hommage aux générations précédentes et inquiétude face à la situation actuelle, le texte plaide pour une Guinée plus juste, démocratique et fraternelle.
À l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, un message adressé aux compatriotes met en lumière les défis auxquels le pays reste confronté, plusieurs décennies après son accession à la souveraineté nationale.
Le texte estime que l’indépendance ne saurait se limiter à une date historique ou à des célébrations officielles. Elle doit, au contraire, constituer une promesse permanente : celle d’un peuple maître de son destin, d’un État au service de tous et d’une Nation garantissant la dignité et les droits de chacun.
« Nous ne sommes toujours pas des hommes libres avec les mêmes droits et les mêmes devoirs », déplore l’auteur du message, qui considère que les formes d’oppression ont évolué sans pour autant disparaître.
Un hommage aux pionniers de l’indépendance
Le message rend également hommage aux hommes et aux femmes qui ont contribué à la conquête et à la défense de l’indépendance nationale. Pionniers de l’indépendance, diplomates, militaires, intellectuels et citoyens engagés sont cités comme les dépositaires d’un héritage fondé sur le courage, le sacrifice et la défense de la souveraineté nationale.
Pour l’auteur, cet héritage constitue une responsabilité pour les générations actuelles. Il appelle ainsi à préserver l’indépendance du pays, à consolider les acquis démocratiques et à transmettre aux jeunes générations une culture de défense des droits et des libertés.
Pour une Guinée où les libertés sont garanties
Le message dessine également les contours d’une Guinée dans laquelle aucun citoyen ne serait contraint de renoncer à ses droits pour survivre ou réduit au silence pour ses convictions.
Il plaide pour un État de droit dans lequel la justice ne serait pas soumise à la force, où l’exil ne constituerait pas le prix de la liberté et où aucune famille ne vivrait dans l’incertitude concernant le sort de l’un de ses proches.
Le débat contradictoire, la liberté d’expression et l’alternance politique sont présentés comme des composantes naturelles d’une démocratie vivante.
« L’indépendance du pays n’aura de sens que si elle se prolonge par la liberté et le bien-être matériel et moral de ses citoyens », souligne le message.
« La Guinée sera toujours plus grande que les épreuves »
Face à ce qui est présenté comme une période difficile de l’histoire nationale, l’auteur appelle à ne pas céder au désespoir. Malgré les divisions et les épreuves, il affirme sa conviction que la Guinée dispose des ressources nécessaires pour préserver ses aspirations à la liberté et à la démocratie.
Le message insiste également sur la nécessité de privilégier le rassemblement plutôt que la division, et la détermination plutôt que la peur.
L’auteur affirme que les Guinéens n’ont jamais renoncé à leurs libertés individuelles ni à leur droit de choisir leurs dirigeants. Il appelle, dans cette perspective, à défendre la souveraineté du peuple « avec courage » et « sans haine ni esprit de vengeance ».
« Une autre Guinée est possible »
L’ambition affichée est celle d’une Guinée « libre, juste, fraternelle » et respectueuse des droits et de la dignité de tous ses citoyens.
Cette vision repose notamment sur la garantie des libertés publiques, la protection des droits humains et le respect de la souveraineté populaire.
À l’occasion de ce 68ᵉ anniversaire, l’auteur réaffirme enfin sa détermination à œuvrer, aux côtés des patriotes et des démocrates, en faveur de l’avènement d’une Guinée démocratique et respectueuse de la dignité humaine.
Le message se conclut par un appel à l’espérance, à l’unité et à l’amour de la patrie : que l’espérance demeure plus forte que les épreuves, que l’amour de la Guinée transcende les divisions et que la confiance en son avenir contribue à unir les citoyens autour d’un destin commun.
A. Amadou Diallo







































