Le procureur général près la Cour d’appel de Conakry a requis le concours de la gendarmerie et de la police pour identifier et démanteler les lieux servant à la préparation ou à la commission d’infractions. La mesure vise notamment les zones criminogènes, les sites de recel ainsi que les points de trafic et de consommation illicites de stupéfiants.
Le parquet général près la Cour d’appel de Conakry passe à l’offensive contre les lieux utilisés pour des activités illicites dans la capitale guinéenne. Dans une réquisition portant le numéro 95 PG/CAC/2026, le procureur général près ladite cour a instruit les responsables de la gendarmerie spéciale de la ville de Conakry et de la direction régionale de la police de prendre, sans délai, les mesures nécessaires pour lutter contre ces activités.
Fondée sur l’article 41 du Code de procédure pénale, cette réquisition prévoit une série d’opérations visant à identifier les lieux servant à la préparation, à la commission ou à la dissimulation d’infractions. Sont notamment concernés les abris criminogènes, les bâtiments, terrains et chantiers abandonnés utilisés à des fins délictueuses, les lieux de recel ainsi que les points de trafic, de vente ou de consommation illicites de stupéfiants et de substances psychotropes.
Pour faciliter ces opérations, les forces de sécurité sont invitées à solliciter la collaboration de l’administration territoriale, notamment des conseils communaux et de leurs démembrements, afin de localiser les sites concernés.
Des opérations de démantèlement et des interpellations prévues
Au-delà du repérage, les autorités policières et de gendarmerie sont chargées de faire cesser les infractions constatées, de démanteler les dispositifs utilisés pour les activités illicites et de procéder au déguerpissement des lieux concernés.
La réquisition prévoit également l’identification des personnes contre lesquelles existent des éléments précis de participation aux faits incriminés, en qualité d’auteurs, de coauteurs ou de complices. Leur interpellation et leur présentation devant le procureur de la République compétent devront intervenir lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies.
Le procureur général demande aux autorités concernées de veiller à l’exécution diligente de ces instructions, tout en rappelant que le recours à la force doit rester strictement nécessaire et proportionné. Les responsables des unités mobilisées sont également tenus de rendre compte des diligences accomplies.
À travers cette réquisition, le parquet général entend renforcer l’action des forces de sécurité contre les espaces servant de refuges ou de points d’appui aux activités criminelles, dans le respect des procédures légales en vigueur.
COMMUNIUQER/
Saliou Keita






































