À l’occasion du lancement officiel du projet de digitalisation des services de santé maternelle et néonatale en Guinée, ce mardi 16 juin à la résidence de l’ambassadeur du Japon à Conakry, la représentante du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Anita Akumiah, a présenté une initiative qu’elle qualifie de véritable tournant pour le système sanitaire guinéen.
Financé par le gouvernement japonais, le projet vise à améliorer l’accès aux soins maternels et néonataux tout en renforçant la lutte contre les violences basées sur le genre grâce à l’utilisation des technologies numériques.
Dans son intervention, Anita Akumiah a insisté sur le caractère innovant du programme.
« Ce projet n’est pas une simple intervention de routine. Il s’agit d’un saut technologique pour notre système de santé », a-t-elle affirmé devant les autorités gouvernementales, les partenaires techniques et diplomatiques présents à la cérémonie.
Selon elle, l’intégration de la solution numérique SPAQ permettra de rapprocher les services de santé des populations vivant dans les zones les plus enclavées du pays. Associée à une clinique mobile, cette technologie offrira des services d’échographie, de diagnostic précoce et de soins néonataux directement au sein des communautés.
Pour la représentante de l’UNFPA, cette initiative répond à une triple ambition : sauver des vies, protéger les femmes contre les violences basées sur le genre et renforcer durablement le système de santé guinéen face aux crises humanitaires et sanitaires.
« Nous mettons la puissance de la technologie au service des zones laissées pour compte », a-t-elle souligné, rappelant que le projet s’inscrit dans le cadre de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires.
Anita Akumiah a également salué l’engagement du gouvernement japonais, qu’elle considère comme un partenaire majeur de la santé mondiale. Elle a exprimé la reconnaissance de l’UNFPA envers les autorités guinéennes et les différents partenaires impliqués dans la mise en œuvre de cette initiative.
À travers ce programme, l’UNFPA espère contribuer à réduire les inégalités d’accès aux soins et à améliorer la prise en charge des femmes et des nouveau-nés dans les régions les plus vulnérables de Guinée.
Marliatou Sall
































