Le RPG Arc-en-ciel sort de son silence après le verdict rendu contre sa militante Ramatoulaye Kolon Diallo. L’ancienne cadre du parti a été condamnée ce mardi 29 juillet 2025 à un an de prison, dont onze mois assortis de sursis, par le tribunal de première instance de Kaloum. En cause : des propos jugés offensants à l’encontre du chef de l’État.
Face à cette décision, Marc Yombouno, membre influent du bureau politique national du RPG et ex-ministre du Commerce, a dénoncé un jugement « injuste » et apporté tout son soutien à l’intéressée.
« Nous prions Dieu de continuer à protéger Mme Ramatoulaye, car elle subit une injustice depuis près de dix mois. Son avocat a réfuté toutes les accusations, mais malgré cela, le tribunal est allé dans le sens inverse. Nous prenons acte, tout en appelant à sa libération immédiate », a-t-il déclaré.
Pour le responsable politique, les conditions sont désormais réunies pour que Ramatoulaye Kolon Diallo recouvre la liberté.
« Elle a déjà purgé la période de détention ferme. Il n’y a donc plus aucun obstacle à sa remise en liberté. Ce que nous réclamons, c’est qu’elle puisse rentrer chez elle, comme l’a plaidé son avocat », a insisté Marc Yombouno.
Poursuivie également pour « atteinte à la défense nationale », Ramatoulaye Diallo a passé près de dix mois en détention préventive à la maison centrale. En parallèle à son procès, elle a été mise à la retraite anticipée, une mesure fortement contestée par sa défense.
Sur cet aspect, le RPG réclame des explications et le respect des procédures en vigueur.
« Une mise à la retraite doit être motivée, conformément à la loi sur la fonction publique. Ce traitement injustifié qu’on lui inflige est inacceptable », a martelé Yombouno.
Le parti, qui dénonce un acharnement contre ses militants, exige que le droit soit strictement appliqué et que Ramatoulaye Kolon Diallo recouvre l’ensemble de ses droits.
Amadou Diallo




































